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L’objet de ce colloque A.M.I.F/EDF, est l’illustration pratique de la notion de développement durable. Cette notion comprend différents volets dont le volet social, le volet économique et le volet environnemental.
La partie sociale correspond, notamment, aux problèmes rencontrés par les familles démunies pour payer leurs factures en fin de mois. Concernant les parties économique et environnementales, nous serons amenés à réfléchir aux moyens d’utiliser au mieux les ressources dont on dispose ainsi qu’à développer les pistes de réflexions pour changer nos comportements. On pense, en particuliers, à l’utilisation de véhicules électriques dans les collectivités locales telles que la commune de M. AUDOUBERT, Vitry-sur-Seine. Mais, de nombreux points, tant en matières d’utilisation que de performance, doivent encore être développés pour que cette pratique se généralise.
Suite par Yanick PATERNOTTE. Maire de Sannois. Président de l’Union des Maires du Val d’Oise, Vice-Président du Conseil Général du Val d’Oise et Président de la Commission « environnement » de l’ A.M.I.F.
Faisant parti des premières générations des « éco-maires » qui dès 1992 ont testé les véhicules électriques, il est particulièrement convaincu que le chemin de développement durable doit être montré par les collectivités locales.
En matière d’environnement ces dernières ont développé avec EDF des partenariats pour enfouir les réseaux et préserver le paysage, mais cela coûte très cher. De plus, il est nécessaire que les chantiers d’aménagement du territoire soient d’une qualité environnementale exemplaire. Cela ne peut se faire que par une concertation préalable et même si cette démarche semble fastidieuse de prime abord, on constate que cette attitude permet d’éviter des complications en cours de chantier.
« La démarche en faveur du développement durable n’est pas aisée, mais elle est souvent récompensée ».
La France vient de transposer une directive européenne qui l’oblige à produire 20 % d’énergie verte, c’est un vrai défi pour les prochaines années. Il nous faudra améliorer la production d’énergie verte tout en maîtrisant la consommation.
En matière économique et sociale, l’objectif des collectivités n’est pas forcément de faire trop baisser la facture mais surtout d’optimiser l’énergie dont on dispose (à dépense égale que peut-on faire de plus).
L’esprit du développement durable n’est pas forcément de dépenser moins mais de dépenser mieux.
Bruno LANIER. Délégué Régional EDF « Service public. développement durable : Les engagements d’EDF ».
Trois valeurs communes se distinguent dans le concept de développement durable, les valeurs sociale, économique et environnementale.
En 2005, EDF à signé un nouveau contrat de Service Public dont l’objectif est de permettre à l’entreprise de s’adapter à un nouveau contexte : la concurrence. Ce contrat permet, notamment de réaffirmer le service public, de simplifier un certain nombre de procédures mais surtout de permettre à toutes les composantes de EDF et à l’Etat de s’engager sur un document unique.
Dans sa présentation, Bruno LANIER cite deux chiffres clefs :
une évolution des tarifs sur 5 ans qui ne doit pas être supérieure à l’inflation
une augmentation de 6 % par an des investissements de distribution sur les années 2006/2007
EDF est un acteur engagé du développement durable qui milite pour des énergies plus efficaces, pour plus d’énergies renouvelables et pour un accompagnement des collectivités locales dans leurs démarches.
10h30/11h15 : Table ronde 1
« EDF, élus, acteurs engagés de la cohésion sociale et territoriale »
Intervenants :
Frédérique Pigeon, Adjointe au Maire du 18ème arrondissement, en charge de la Politique de la Ville & des Affaires Sociales (projet PIMM’S)
Monique Marlin, EDF Mission Ville de Paris (projet PIMM’S)
Azedine Issad, cabinet du maire de Meaux (projet boutique EDF)
Sandrine Brunet-Godard, centre EDF/GDF en Seine-et-Marne (projet boutique EDF)
Le PIMM’S (Point d’Information et de Médiation Multi Services) est, aux services citoyen ce que la gare de triage est au réseau ferroviaire. C’est un guichet qui permet aux personnes qui résident dans des zones dépourvues de services (public ou privé) de trouver un certain nombre de réponses. Des médiateurs assistent les usagers dans leurs démarches et les aident à régler leurs problèmes au quotidien.
Dans le 18ème arrondissement au « PIMM’S Bichat », plus de 2700 personnes ont été accueillies en une année. Malheureusement, la solution qui est offerte n’est pas transposable partout, selon Mme Pigeon, les PIMM’S ne sont pertinents que dans les zones dépourvues de services à la personne.
Monique Marlin souligne que les PIMM’S existent déjà depuis longtemps mais sous d’autres appellations, ce sont les « Point Service Public » (PSP) ou autres « Maisons des Services ».
Le PIMM’ S permet de recréer une sorte de guichet unique qui facilite les démarches des personnes en difficultés. Entreprises et services publics se regroupent et partagent leurs compétences.
L’expérience pour la ville de Meaux est légèrement différente, en effet, EDF souhaitait implanter une agence commerciale dans la ville de Meaux. Mais en concertation avec l’équipe municipale, il a été décidé que cette implantation se ferait au cœur d’un quartier difficile.
L’objectif étant de resocialiser le secteur.
Finalement, l’agence s’est très bien intégrée à la vie du quartier, des jeunes ont été recrutés et le dialogue social en faveur de la maîtrise de l’énergie s’est renoué.
11h15/12h00 : Table ronde 2
« Maîtrise de l’énergie, énergies renouvelables : contribuer à la haute qualité environnementale des territoires »
Intervenants :
William Meignin, Directeur Général de Pantin Habitat, représentant la Ville de Pantin (projet Pantin Habitat)
Didier Albi, EDF Direction Commerciale Professionnels et Particuliers d’Ile-de-France (projet Pantin Habitat)
François Garay, Maire des Mureaux (projet Hôtel de Ville de Haute Qualité Environnementale)
Manuel Solana, EDF Direction Commerciale Entreprises et Collectivités Locales d’Ile-de-France (projet Hôtel de Ville des Mureaux)
Dans la ville de Pantin, selon William Meignin, il y a moins de 3 % d’impayés pourtant les locataires des logements sociaux sont pauvres (36 % > seuil de pauvreté). Les logements existants accusant plusieurs années d’existence, il fallu en réhabiliter certains et en détruire d’autres afin de reconstruire des logements neufs. Or la notion de développement durable est intégrée dans le programme de l’ANRU (Agence Nationale de Réhabilitation Urbaine).
Le Projet Pantin Habitat est né de ces impératifs, la nécessité de concilier la protection de l’environnement et une certaine rentabilité économique. Des études, en matière énergétique ont été menées pour que les nouveaux logements puissent produire une partie de leur énergie mais aussi que l’excédent puisse être revendu. C’est ainsi, que le projet de pompe à chaleur (eau/eau) a vu le jour. Quatre forages ont été réalisés pour pomper l’eau d’une nappe à 700 m de profondeur et la rejeter. La machine a été construite sur mesure pour s’adapter aux conditions locales.
Elle est associée à des cellules photovoltaïques, placées sur les toits des bâtiments, ainsi le projet Pantin Habitat permet un retour sur investissement rapide grâce à la revente de l’énergie produite.
On dit souvent que les pouvoirs publics doivent montrer l’exemple : c’est le cas de la Mairie des Mureaux qui lors de sa construction a quasiment préfiguré les normes HQE (Haute Qualité Environnementale).
A la suite des élections de 2001, M. Garay et le reste de l’équipe municipale ont constaté que les services municipaux n’étaient pas regroupés. Or, l’une de leurs promesses électorales consistait à baisser les impôts de 5 %. Il a été décidé de baisser les charges incombant à la municipalité en regroupant ses services et en rationalisant les dépenses.
L’idée de construire une nouvelle mairie a été adoptée mais il fallait qu’elle soit plus grande pour accueillir l’ensemble des services municipaux et qu’on puisse maîtriser l’énergie dont elle avait besoin, le tout, grâce à un budget de 7 millions d’euros maximum.
L’idée force qui a animé le projet fut de faire de la mairie un exemple de ce qu’on pouvait réaliser en matière de développement durable dans l’immobilier. Ainsi, la mairie des Mureaux sur plus de 4500 m2 rassemble un certain nombre d’innovations tant pour subvenir aux besoins énergétiques du bâtiment que pour en maîtriser l’usage.
Le bâtiment a finalement obtenu une certification en récompense du labeur de tout ceux qui ont participé à ce défi.
12h00/12h45 : Table ronde 3 « Le véhicule électrique, solution de transport durable »
Intervenants :
Christophe Ripert, Responsable de la mission Transports de Marchandises à la Direction de la Voirie et des Déplacements de la Ville de Paris (projet Concorde)
Pierre lIlenberger, Responsable du portefeuille Paris pour la Délégation Régionale EDF Ile-de-France (projet Concorde)
Alain Audoubert, Maire de Vitry (flotte municipale électrique)
Jacques Andres, EDF Direction du Véhicule Electrique
La municipalité parisienne souhaitait améliorer la distribution des marchandises dans la capitale. Or en juin 2005, elle disposa d’un espace de 1000 m2 sous la place de la Concorde.
Il fut convenu que cet espace serait réservé aux transports de marchandises. Un appel a projet, remporté par Chronopost fut lancé.
Aujourd’hui, cette entreprise distribue 700 000 colis grâce à plus de 20 véhicules électriques, soutenu par l’action d’EDF. En effet, le centre de tri étant en sous-sol, il s’avérait difficile d’y exploiter des véhicules thermiques. De plus, cette entreprise n’a pas besoin d’effectuer de longs trajets donc le choix des véhicules électriques s’est rapidement imposé.
Ce projet de développement local a offert à la municipalité un prix récompensant l’attention portée au développement durable par les collectivités.
Avec environ 70 véhicules électriques, ce qui représentent 22% des engins municipaux, Vitry-sur-Seine possède l’une des plus grande flotte de véhicules électriques parmi les communes franciliennes.
Pour son Maire, Alain Audoubert, le bilan est positif. Ces véhicules ne demandent pas d’entretien sauf pour réalimenter les batteries, ils sont propres et silencieux. Le personnel communal s’est bien adapté et a développé des pratiques responsables en matière d’énergie.
Néanmoins, M. Audoubert constate que l’offre en matière de véhicules électriques est de plus en plus limitée. Il y a peu de réponses aux appels d’offres de la municipalité. Pour sa part, il continuera à développer ce système, tout en diversifiant ses débouchés (véhicules mixtes), parce ce qu’il souhaite donner une dimension pédagogique aux efforts de la mairie. Néanmoins, il ajoute malicieusement que les engins électriques ne sont vraiment écologiques que si la méthode de production d’électricité l’est aussi.
Jacques Andres acquiesce au propos de M. Audoubert. L’offre de véhicules électrique n’est pas suffisante pour l’instant.
Mais les réserves d’hydrocarbures étant limitées, le véhicule électrique représente pour lui un proche avenir. Il faut commencer, dès à présent, à changer les mentalités et gagner en maturité. Cette démarche n’est rendue possible que grâce à des prises de positions fortes comme celle de la Mairie de Vitry-sur-Seine.
12h45/13h00 : Clôture par Bruno LANIER









