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    Révision du SDRIF : "Les maires ont-ils encore un rôle à jouer ? Comment ?
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  • Lundi 6 décembre 2004
  • Le 6 décembre dernier s’est tenu au Conseil Régional d’Ile-de-France, un débat sur la révision du Schéma Directeur de la Région Ile-de-France, présidé par M. Claude PERNES, Président de l’AMIF et Maire de Rosny-sous-Bois, entouré de Mme Mireille FERRI, Vice-présidente du Conseil Régional en charge de l’aménagement du territoire, M. Jean-Claude BOUCHERAT, Président du Conseil Economique et Social Régional, M. BETEILLE, Président de l’Union des Maires de l’Essonne, M. HOUEL, Président de l’Union des Maires de Seine et Marne et M. Jean-Paul HUCHON, Président du Conseil Régional d’Ile-de-France, venu accueillir les élus, les partenaires associatifs et représentants de la société civile présents.
  • Dans un premier temps, Jean-Paul HUCHON a rappelé que pour la première fois la révision du schéma directeur relèverait de la responsabilité de la Région Ile-de-France et que l’avenir des espaces concernés dépendrait de l’engagement collectif. Il a en outre insisté sur la place essentielle qui devrait être laissée aux Maires dans les travaux d’élaboration du nouveau SDRIF compte tenu de leur statut de « partenaires incontournables ». Le Président du Conseil Régional a également rappelé que le Schéma Directeur de 1994 était une planification comportant des défauts et des qualités mais qui, surtout, avait été rejetée en bloc par toutes les collectivités locales et ce, notamment à cause du peu de place laissé à la concertation. Il est donc désormais primordial d’associer à ce grand projet le monde associatif, la société civile ainsi que les Maires et les intercommunalités qui vont être amenés à jouer un rôle majeur dans la nouvelle définition du SDRIF.Enfin, M. HUCHON a insisté sur la nécessité de réviser le SDRIF de façon impartiale afin de définir un avenir commun pour l’ensemble des territoires de l’Ile-de-France.

    M. PERNES a rappelé que l’AMIF avait été créée en 1990 afin de participer à la révision du SDRIF. A l’époque, lui-même participait à la Commission « Habitat - Foncier ».

    M. PERNES a signalé que les Maires d’Ile-de-France souhaitaient savoir dans quelles mesures ils seraient associés à la révision du SDRIF.

    Mme FERRI a débuté son intervention en réaffirmant sa volonté de faire de cette révision, une action concertée à tous les niveaux « pour aboutir à un accord général des esprits sur ce que devront être les éléments prescriptifs du schéma directeur » . Dans cette optique, elle a rappelé que le débat ne devrait pas échapper aux Maires d’Ile-de-France car le SDRIF est avant tout un travail collectif « très dense », un projet devant être partagé entre tous les acteurs essentiels de l’Ile-de-France.

    En outre, afin de rendre les dispositions du SDRIF efficientes, Mireille FERRI a insisté sur la nécessité de mobiliser l’ensemble des acteurs de l’Ile-de-France : CESR, Présidents des Conseils Généraux, Représentants des Chambres Consulaires, structures intercommunales, grandes entreprises publiques (EDF, RATP…), groupements d’employeurs, grandes associations, syndicats. Par ailleurs, à la question de savoir si les Maires seront associés à la révision du SDRIF, Mme FERRI a répondu « oui ».

    Afin de rendre la concertation cohérente et fructueuse, deux grands axes de réflexion seront dégagés :

      La mise en place de 4 ateliers thématiques : la place de la région dans un espace plus large (dialogue avec les autres régions, place dans l’espace européen et dans le monde), la réduction des inégalités spatiales ou sociales, le cadre de vie et la qualité de vie et enfin la valorisation de l’environnement. Ces ateliers thématiques démarreront au mois d’avril prochain. Pour chaque atelier, une journée sera consacrée aux enjeux du SDRIF, une deuxième à la stratégie et aux différentes pistes d’actions et enfin une troisième à la finalisation et aux outils. Chaque journée sera suivie d’une mise en cohérence des propos recueillis. Mme FERRI a précisé qu’un calendrier serait envoyé aux Maires dans quelques semaines afin qu’ils puissent choisir l’atelier dans lequel ils souhaitent siéger.

      La mise en place d’ateliers territoriaux, à partir d’un découpage en 12 espaces cohérents proposé par l’IAURIF. Ces ateliers débuteront au mois de septembre prochain afin de voir comment les préconisations définies antérieurement seront mises en place. Il s’agira avant tout de territoires d’études.

    M. Jean-Claude BOUCHERAT a rappelé que le CESR, qui a fêté ses 40 ans en novembre 2003, a été créé en 1963, lors du premier Schéma Directeur. M. BOUCHERAT a souligné qu’il a participé à la même Commission que M. PERNES en 1990. Il a rappelé que le SDRIF s’applique dans les 1281 communes franciliennes et que le CESR a pour rôle de faire remonter les préoccupations des élus et des administrés. Il a ajouté l’importance des entreprises publiques qui mènent une action structurante sur le terrain.

    M. BETEILLE a insisté sur le fait que les Maires sont inquiets de ne pas savoir s’ils seront entendus dans le débat. Selon lui, « l’Intérêt Général n’est pas une addition d’individualités » . M. BETEILLE a ajouté que les ateliers thématiques ne suffiront pas et que les Maires devront réfléchir plus concrètement à la révision du SDRIF.

    M. HOUEL a rappelé qu’il avait participé en 1990 à la révision du SDRIF et que celui-ci ne prenait pas en compte les rapports avec les autres régions. Il a souligné que le département de Seine-et-Marne, qui compte aujourd’hui 514 communes, est confronté à de nombreuses difficultés (déplacements, habitat social difficile, chômage, gens du voyage…). Par ailleurs, il a insisté sur le fait que ce département ne doit pas être un département exutoire. Enfin, il a expliqué que les Maires devaient être associés à des réflexions plus concrètes dans la révision du SDRIF. M. CATOIRE, Maire de Clichy-la-Garenne (92), a fait remarquer qu’il était important de réduire la densification du logement en petite couronne.

    Par ailleurs, M. AUDOUBERT, Maire de Vitry-sur-Seine (94), a rappelé que les difficultés de l’ancien SDRIF étaient prévisibles. Celui-ci a affaibli l’importance économique du Val-de-Marne ainsi que le nombre d’habitants en grande couronne. Par ailleurs, il a posé la question de la pertinence des territoires et a signalé qu’une réflexion devait avoir lieu sur le fleuve comme élément du territoire (transports, voie de communication, environnement, paysage…).

    Enfin, à la question de savoir s’il s’agit d’une révision du Schéma Directeur d’Ile-de-France existant ou bel et bien d’un nouveau SDRIF, Mireille FERRI a répondu que juridiquement il s’agissait d’une révision. En effet, les travaux entrepris autour du SDRIF de 1994 vont s’échelonner sur une vingtaine d’années, comme l’a rappelé Mireille FERRI, Il s’agit d’un travail de continuité.