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« visite guidée du Marché aux Puces » assurée par Mme Nathalie DANANCHER, Directrice de l’Office de Tourisme et présentation de l’Espace Accueil Information des Puces
La fiche technique de présentation du Marché aux Puces, est consultable sur le site de l’Office de Tourisme www.st-ouen-tourisme.com
présentation d’un exemple de borne d’interprétation du patrimoine par M. Michel CHARRIER, Adjoint au Maire chargé du tourisme et M. Jean-Paul DARDE, chargé de mission au Service Artisanat Commerce et Tourisme de St OUEN.
19 bornes et 2 tables d’orientation ont été implantées dans St Ouen, pour jalonner un parcours historique évoquant l’histoire industrielle de la ville.
accueil en mairie des membres de la commission par Mme Jacqueline ROUILLON, Maire de St Ouen.
Mme ROUILLON a souhaité la bienvenue à cette délégation qui s’intéresse au patrimoine de sa commune. Elle se déclare très attachée à la mise en valeur de ce patrimoine et au développement touristique de St Ouen. Le passé industriel de la ville constitue désormais un nouvel attrait et une identité dont les Audoniens peuvent s’enorgueillir. De même, le site du « marché aux puces » a contribué à l’histoire de la ville et généré une « ambiance » dont la reconnaissance a permis le classement de ce site en ZPPAUP (Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager).
Un déjeuner est proposé aux membres de la commission et sera suivi d’une réunion de travail.
Réunion de la commission à la Mairie de St-OUEN
M. PELLETANT rappelle l’ordre du jour de la réunion et précise qu’il est intéressant d’évoquer la procédure de mise en place d’une ZPPAUP (Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager) ce sujet n’ayant pas encore été abordé au cours des réunions précédentes. La présentation de cette expérience pour la ville de Saint-OUEN est réalisée par Mme Nora MIRI, responsable du service aménagement.
M. PELLETANT rappelle que des avantages financiers sont accordés aux propriétaires de biens situés en ZPPAUP pour la réalisation de travaux portant sur la restauration, la réhabilitation d’immeubles existants ou la mise en valeur des espaces (subventions, déductions fiscales). Il interroge Mme MIRI sur les avantages pour une municipalité de faire prendre en compte une ZPPAUP sur un périmètre, quels investissements peut-elle faire subventionner ?
La mise en place de cette procédure, couplée à des OPAH (opérations programmées d’amélioration de l’habitat) permet de démultiplier les subventions. Toutefois, la municipalité de St OUEN a décidé de limiter le périmètre de la ZPPAUP au secteur des puces afin de ne pas induire des servitudes pour les habitants de la commune. La zone de protection implique des prescriptions architecturales ou liées au paysage et les travaux de construction, démolition, déboisement, transformation ou modification de l’aspect des immeubles sont soumis à autorisation spéciale. La rédaction d’un cahier des charges est nécessaire pour permettre à l’Architecte des bâtiments de France de veiller à la bonne gestion du site.
Ces mesures ont permis d’intervenir dans la réhabilitation d’environ 15 % de bâtiments insalubres sur St Ouen, soit environ 80 logements.
M. JEANNES, chargé de l’environnement à PERIGNY (94), s’interroge sur les contraintes sollicitées par l’ABF dans un paysage industriel comme celui de St OUEN. Mme MIRI précise que l’ABF s’est montré plutôt satisfait de cette procédure atypique qui a permis une reconnaissance de l’histoire de la Seine-St-Denis à travers un bâti industriel et souligne que le cahier des charges a été établi de façon à permettre une grande souplesse dans son application.
M. CHARRIER confirme que dans ce contexte, ces mesures ont initié un rapprochement entre la municipalité et les puciers. Les Présidents de marchés ont collaboré avec la ville dans cette démarche.
Mme HELLOT, Maire-Adjointe du VESINET (78), informe de la prochaine mise en place d’une ZPPAUP sur sa commune. La ZPPAUP suspend la servitude de protection des abords des monuments historiques et celles instituées pour la protection des monuments naturels et des sites. L’intérêt de ces dispositions sera notamment d’alléger les contraintes liées aux « 500m classés » et de permettre le classement d’arbres et ainsi la verbalisation d’abattages qui posent parfois problème sur cette commune.
M. PELLETANT revient sur l’évocation de la mise en place à ST OUEN d’ateliers d’artistes dont il souhaite connaître le mode de fonctionnement.
Un bâtiment, le « pavillon de Liège », propriété de la commune, a fait l’objet de multiples utilisations (église, salle paroissiale, salle des fêtes…) avant d’être transformé en une douzaine d’ateliers d’artistes, avec logements. Cet ancien pavillon des armureries de Liège, construit par l’architecte Paul Jaspar sur une charpente de Gustave Eiffel a été présenté lors de l’Exposition Universelle de 1900. Le public y est accueilli, lors de journées « portes ouvertes ».
Il s’agit de petits ateliers, occupés majoritairement par des locataires plasticiens. Par ailleurs, des logements sociaux de St Ouen intègrent également des ateliers d’artistes. Les bâtiments sont gérés par l’OPHLM mais les ateliers sont attribués par une commission des services culturels.
M. PELLETANT aborde à présent le thème de « la politique touristique locale : enjeux et objectifs »
Tout d’abord, M. CHARRIER rappelle, outre le site du marché aux puces, les nombreux atouts patrimoniaux et culturels de ST OUEN qui concourent au développement de cette politique touristique, notamment
un château édifié sous LOUIS XVIII, classé monument historique depuis 1965 ;
une église comportant des éléments du XIIè siècle ;
la « grande nef de l’Ile des Vannes » qui repose sur deux arcs en béton et dont l’intérêt architectural a reçu le label « patrimoine du XXè siècle » du Ministère de la Culture. Ce bâtiment accueille des compétitions sportives et autres manifestations culturelles ;
les lieux culturels « Mains d’œuvres » ; « musée Pierre Cardin » ; les influences d’architectes célèbres qui ont œuvrés dans la ville comme Jean Nouvel.
le territoire de la ville bordé par la Seine et ses docks, qui permettent d’envisager un aménagement de loisir et de tourisme.
M. DARDE commente ensuite l’argumentaire.
Mme KOULOUMBRI, chargée de mission de ST DENIS (93) observe que ce développement local s’inscrit dans le cadre régional et créé une complémentarité avec le tourisme capital.
M. PELLETANT s’interroge sur les modes de fonctionnement en synergie avec Paris.
M. DARDE précise que la signature d’un protocole de coopération en 2004 avec Paris et une politique de collaboration avec les différents acteurs régionaux permettent une harmonisation des décisions. Ainsi, des chemins de randonnée établis sur un secteur départemental intègrent le parcours des bornes patrimoniales de St Ouen.
M. DARDE est interrogé sur le rôle de la municipalité dans la promotion de création de chambres d’hôtes auprès des Audoniens. Les personnes qui manifestent leur intérêt pour créer une chambre d’hôte obtiennent une information sur le mode de fonctionnement, d’intégration à un réseau de qualité labellisé (clévacances, fleurs de soleil …) un soutien technique pour obtenir des subventions accordées par la région afin de réaliser des travaux de mise en conformité. Il rappelle par ailleurs que, depuis janvier 2008, les communes ont obligation de tenir à jour un fichier des chambres d’hôtes (loi de réorientation du tourisme parue en 2007).
M. CHARRIER est ensuite interpellé sur les horaires d’ouverture du marché aux puces qui prévoient une fermeture estivale à 19h. L’application de cet horaire est une entrave à la fréquentation touristique. De qui émane cette décision ?
Les puciers ne souhaitent pas une ouverture plus tardive du site : l’essentiel des ventes réalisées sont traitées par des intermédiaires, voire par internet, et de ce fait les promeneurs du marché ne sont pas leur principal intérêt.
M. PELLETANT demande enfin à Mme DANANCHER, de présenter « l’office de tourisme, acteur majeur du territoire ».
L’Office de tourisme a été créé en 1967. Son Conseil d’administration est composé de 16 membres avec l’entrée en 2001 de représentants professionnels : des restaurateurs, des hôteliers, un pucier, un président d’une association de commerçants, deux élus désignés par le Conseil Municipal.
Deux points d’accueil sur Saint-Ouen : celui des puces, et le second à proximité de la mairie en Centre Ville.
L’Office de tourisme informe sur la vie touristique locale. Le point d’accueil du Centre ville est essentiellement fréquenté par les Audoniens qui viennent s’informer sur l’actualité culturelle, sportive ou recueillir des informations pratiques sur la ville. Un tableau de bord très précis de la clientèle de l’office est tenu à jour : tant en ce qui concerne les visiteurs du centre que les internautes du site ou les consultations téléphoniques. Ce tableau enregistre la provenance locale des demandeurs, la date et l’objet de leur consultation. Ce document permet d’effectuer des statistiques sur la nature des demandes et l’évolution. Deux grandes vitrines, sur le point d’accueil du centre ville, servent de support à des informations évènementielles et informent sur les adhérents professionnels de l’Office.
La qualité de l’accueil à l’Office fait l’objet d’une démarche « qualité » interne, mise en place progressivement, pour mobiliser ensuite les acteurs locaux sur une démarche de ce type en vue de l’amélioration de l’accueil à St Ouen.
Une soixantaine d’adhérents individuels et une centaine d’adhérents professionnels (restaurateurs, commerces, transporteurs du marché aux puces, des associations) contribuent à l’animation proposée par l’Office de tourisme en prenant appui sur des évènements nationaux ou locaux. Ainsi des animations ont été organisées pendant les six semaines de la coupe du monde de rugby avec notamment le concours de la Maison Basque.
La Gazette de l’Office, document édité trimestriellement, sert de lien entre l’Office et les adhérents professionnels.
Concernant la valorisation du patrimoine, l’Office propose des visites individuelles ou de groupes.
Les visites individuelles renouvelées semestriellement, portent sur des artisans d’art, les antiquaires, le patrimoine industriel (bornes d’interprétation), un partenariat avec le Centre Pompidou pour un cycle de promenades urbaines et avec le centre de création et de rencontres culturelles « Mains d’œuvres ».
Les groupes sont accueillis sur les mêmes thèmes et peuvent également visiter le musée Pierre Cardin.
L’Office travaille avec le service économique pour l’accueil des nouvelles entreprises et s’intéresse également au personnel municipal.
La communication et la promotion :
4 documents sont édités : guide touristique ; un guide visites-animations ; un document sur l’hébergement et les restaurants ; un document « groupes-affaires » concernant les visites pour les groupes et les lieux d’affaires.
2 salons par an ;
un site internet (110.000 visiteurs en 2007) ;
actions presse : un fichier de 200 journalistes par catégories (décoration, restauration, la presse locale, nationale etc…) sert de support à deux dossiers de presse. Un dossier de presse « panorama touristique » sur la ville de St Ouen et un dossier thématique « mémoire et traditions » valorise le savoir faire des artisans d’art de la ville.
L’Office est également adhérent du club presse de la Fédération Nationale des Offices de tourisme.
On enregistre environ 100 contacts journalistiques annuels. Des communiqués de presse sont également élaborés (26 en 2007)
M. PELLETANT remercie Mme DAVANCHER pour cette présentation et souhaite connaître le mode d’obtention du partenariat avec le Centre Beaubourg.
M. DARDE précise que ce partenariat est intervenu par l’intermédiaire du Comité Départemental du Tourisme de Seine-St-Denis dans le cadre d’un programme intitulé « douce banlieue » qui propose de découvrir le département à travers des promenades insolites dans les villes. La promenade proposée part de la banlieue jusqu’à Paris.
M. PELLETANT interroge M. CHARRIER sur la présence à St OUEN du Musée Pierre Cardin. Des locaux appartenant à Pierre Cardin sur la commune servent de lieu de conférences, de présentation artistique, des ateliers d’artistes mis à disposition de créateurs. Il a constitué dans ces lieux un récapitulatif de son œuvre depuis les années 50, tant en vêtements et accessoires, qu’en mobilier. Des visites guidées sont proposées et permettent de comprendre le cheminement intellectuel du créateur. l’Office de tourisme propose les visites de groupes. (www.pierrecardin.fr).
M. PELLETANT remercie les différents intervenants pour l’information abondante et d’un grand intérêt recueillie tout au long de cette journée. Pour conclure, il souhaite informer les membres de la commission sur :
une initiative concernant la commune du VESINET (78), intitulée « A la recherche des trésors du Vésinet », organisée à la suite des journées du patrimoine 2007 et proposée par le Syndicat d’Initiative et de défense du site.
Il s’agit d’un concours de type « chasse au trésor » qui permet une découverte du patrimoine et une rencontre entre les habitants des lieux sélectionnés et les participants au concours. Afin de favoriser leur activité touristique, de plus en plus de communes s’intéressent à ce type d’évènement (parcours de chasse au trésor, d’énigmes). Ce procédé est actuellement très en vogue et exploité également par des entreprises ; Hewlett Packard a développé notamment un dispositif pour visiter la tour de Londres ; des enquêtes sont également proposées sur un support de SMS.
Le circuit du marathon de Paris du dimanche 6 avril 2008, fermé à la circulation est, préalablement au marathon, ouvert aux cyclistes.
Pour plus d’informations à ce sujet, il est possible de contacter M. Jean-Loup MARTIN, Maire-Adjoint du MESNIL-LE-ROI, tel : 06 88 73 51 30.
Le « book » du photographe de la célèbre « Mère Denis » récapitule une exposition photographique que l’artiste propose de mettre à disposition des élus disposant d’un lieu d’exposition. Ce document peut-être consulté à la demande.
M. PELLETANT, dans un premier temps, conserve ce book pour étude et propose de le mettre à disposition des membres de la commission qui seraient intéressés.
Enfin, il revient sur les différentes réunions de la commission qui ont été, de l’avis général, très enrichissantes et ont permis à certains élus de faire avancer des dossiers pour lesquels l’instruction souffrait d’une information insuffisante. Après avoir remercié l’ensemble des participants, M. PELLETANT donne rendez-vous aux membres de la commission aux réunions qui seront organisées, après les prochaines échéances municipales.









