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Maintenir l’attractivité du territoire pour que notre région soit la première, ou l’une des premières régions économique ou touristique européennes.
Réduire les inégalités sociologiques liées à l’histoire des villes, à leur positionnement, à la façon dont elles ont été plus ou moins traitées par le passé. C’est un enjeu considérable.
Améliorer le bien-être et le mieux vivre de nos concitoyens, tous les jours, avec le cadre de vie.
Dans une région qui connaît un taux de chômage identique à celui du pays, faire en sorte que l’activité économique puisse être offerte à tous.
Le Conseil Régional essaye d’atteindre ces objectifs avec les départements et les principaux partenaires et les discussions sont pratiquement celles que l’on a entendues : chacun veut le mieux pour le territoire qu’il est censé représenter et défendre. Villejuif Athis-Mons, c’est vraisemblablement fondamental, Orly Rungis également. En Seine-Saint-Denis, on va vous dire que le tramway T2 est indispensable depuis de nombreuses années. C’est la même chose pour le prolongement de la ligne de métro numéro 11, Mairie des Lilas - Rosny-sous-Bois etc…
Il existe de nombreux projets visant à satisfaire les besoins des populations, mais il faudra bien à un moment donné passer à l’aulne du choix en fonction de critères que l’on n’a pas encore réussi à déterminer parce qu’ils peuvent être aléatoires. Or, si on s’appuie sur des projections, avec les moyens de pression ou les lobbies, les choses peuvent déraper et on ne répond pas à la question. D’ailleurs, les projets diffèrent avec ou sans les Jeux Olympiques. On est donc également tributaires d’évènements et l’exercice n’est pas facile.
Ceci étant, si l’on rassemble tous les projets, on sait quels sont les prolongements de lignes de métro à faire, les projets de tramways… Concernant le PDU, j’ai assisté à toute la négociation concernant le PDU et si des décisions ont été prises avec les comités d’axes, les comités de pôles, certaines n’avancent pas très vite, peut-être du fait de notre structure de travail. Pour réaliser un couloir de bus sur 800 mètres dans une petite rue commerçante, j’ai failli perdre mon mandat : les commerçants ont été « vent debout » contre cette décision, le maire a résisté, comme il doit le faire quand il y va de l’intérêt général et personne ne parle plus de ce couloir, qui remplit parfaitement son office. À Paris, en revanche, les couloirs sont à géométrie variable - sur le côté droit, au milieu, alternés - ce qui rend l’exercice difficile.
À propos du débat sur « Paris s’enferme… », Jean Tibéri voulait fermer les accès au périphérique, il y a quelques années. Les maires concernés lui ont dit « Monsieur le Maire, si vous fermez les entrées, on ferme les sorties ». La discussion s’est terminée sur un consensus. Il est certain que les habitants de banlieue n’ont pas envie de perdre des heures dans les embouteillages parisiens et qu’il faudra trouver une solution avec les transports en commun.
La réflexion sur les transports en commun me semble soigneusement éviter quelques arguments d’ordre psychologique et commercial. Si la production automobile en France a baissé de 0,5 %, avec des menaces de licenciement dans telle usine, c’est immédiatement un tollé général et l’angoisse de ne plus fabriquer d’automobiles, ce qui est un scandale, donc on continue. Je ne vois pas en revanche beaucoup de publicité sur le dernier vélo à la mode ou qui m’inviteraient à laisser ma voiture au garage et à prendre les transports en commun. On est en train de mettre en place des moyens de dissuasion un peu mécaniques : quand les Parisiens ou les automobilistes qui roulent dans Paris en auront assez, ils finiront peut-être par prendre le métro ou les transports en commun, mais aujourd’hui rien ne les y invite. Ceux qui veulent réduire le rapport transports en commun/automobile, devraient mieux communiquer sur : les métros sont réguliers ; les autobus vous font arriver à l’heure ; vous ne vous faites pas agresser systématiquement quand vous entrez à minuit. J’ai participé à beaucoup de colloques sur les transports, j’ai fait partie avec Madame Duchêne, de la commission du plan qui traitait des transports, j’ai connu l’aventure du PDU et je suis maire de Rosny-sous-Bois, avec Bison futé, je suis donc un observateur attentif des embouteillages. J’avoue que les choses ne sont pas faciles à changer : les objectifs du PDU sont loin d’être atteints, et on est toujours en train de prendre sa voiture.
En guise de conclusion, je suis favorable aux rocades et au projet de la RATP qui permettra de tourner autour de Paris avec un maillage un peu partout. Il faut éviter Paris quand on n’a pas à y venir : chacun gagnera à ce que celui qui habite Ivry puisse se rendre à Bobigny par des moyens qui lui évitent de prendre le périphérique. Mais il faut changer les choses dans la conduite des études et leurs délais car les choses n’avancent pas vite et il est certain qu’il faudra augmenter l’enveloppe budgétaire : ce n’est pas avec ce que nous consacrons aux transports en commun que l’on pourra répondre valablement à la question.
Pour répondre sur le Mobilien et l’égoïsme partagé des maires, la réponse est en train de nous être donnée, avec un peu de retard peut-être, à travers l’intercommunalité. L’Ile-de-France avait été en avance sur certains domaines, mais elle était en retard dans ce domaine. À présent, des réflexions sont menées à des échelles plus vastes : l’ACTEP par exemple regroupe vingt villes sur le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis, pour un bassin d’environ 800 000 habitants. Lorsqu’on réfléchit à l’avenir de nos territoires, on a ainsi plus de facilité à imaginer les continuités, notamment pour le Mobilien et les pistes cyclables.
Les territoires vont soumettre au schéma directeur leur vision de l’avenir en concurrence avec tous les autres projets intercommunaux : tout le monde réfléchit à ce qui est bien pour leurs habitants, mais, entre la vallée de la Bièvre, la Seine Amont, l’ACTEP, chacun va dire : « nous sommes les plus pauvres, nous avons besoin que… » Sur l’ACTEP se situent trois prolongements de lignes de métro et nous avons le bouchon A86-A4 et le tunnel sous Nogent.
Une des réponses vient de cette intercommunalité, avec une réflexion partagée à une plus grande échelle. Peut-être qu’en mettant tout ceci bout à bout, on pourra déterminer des priorités, mais on s’apercevra si on a fait œuvre d’intérêt général, ou bien si on a buté sur la somme des intérêts particuliers uniquement à la fin de l’exercice du SDRIF.









