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Rosine BELLANGER, 1er Maire-Adjoint en charge de la Vie Culturelle et de la Cité, du Son et Lumière, entourée d’une équipe municipale dynamique, a très chaleureusement accueilli les participants à cette réunion.
Le rendez-vous était fixé au DOMAINE FORMIGE, lieu d’implantation du Service culturel de la ville depuis 2002. « Monsieur Formigé, Ingénieur des Monuments Historiques de la Ville de Paris, possédait cette propriété ainsi que l’ensemble de la Forêt de Bondy. Après session de la partie Forêt de Bondy à la Région, il conserve la propriété Formigé jusqu’en 1976 puis la vend aux PTT pour en faire un centre aéré. La Ville l’a rachetée en 2002. Cette propriété de 5,2 hectares en limite de la forêt régionale de Bondy accueille sur plusieurs bâtiments : la médiathèque, la ludothèque, les activités culturelles ».
Après une présentation du lieu de réunion et de la politique culturelle menée sur la commune pour inviter l’ensemble des Montfermeillois à pérenniser la culture et le patrimoine local, une visite de la ville et des principaux monuments est proposée.
LE MOULIN DU SEMPIN et sa maison du meunier (cf annexe 1) L’exploration de ce moulin et l’approche du métier de meunier, au cours d’une visite assurée par les bénévoles de l’ « Association de Sauvegarde du Moulin de Montfermeil » permet également de découvrir un site offrant un panorama exceptionnel.
L’EGLISE ST PIERRE ET ST PAUL édifiée aux 13è / 14è siècles conserve encore de cette époque le clocher, le chœur et 2 travées. Des fouilles en 1974 autour de l’église ont mis à jour de nombreux éléments gallo-romains et des tombes mérovingiennes, témoignages d’une lointaine occupation humaine sur ce site. L’église est également dotée d’un calvaire du sculpteur François Rude, classé monument historique.
LA MAISON DE L’HORLOGE ET LE MUSEE DU TRAVAIL La maison de l’horloge est le seul bâtiment encore existant de la ferme seigneuriale construite vers 1635 et faisant partie des communs du Petit Château. L’horloge était alors un cadran solaire mis sous séquestre à la Révolution. Une véritable horloge est venue remplacer en 1990 ce cadran solaire et le bâtiment abrite un musée : le musée du travail. Ce musée a pu voir le jour grâce à la Société Historique « Le Vieux Montfermeil et sa Région ». Les animateurs de cette Société ont amassé et restauré les outils des cultivateurs, vignerons, paysans, ouvriers, artisans installés autrefois dans les villages du Nord-est Parisien et plus particulièrement dans la région de Montfermeil. On dénombre plus de six mille objets présentés au public sur les deux étages du bâtiment ainsi qu’à l’extérieur.
LE CHATEAU DES CEDRES (cf fiche en annexe) abrite les costumes et accessoires du spectacle historique de SON ET LUMIERE « LES MISERABLES » présenté au cœur d’un prodigieux PARC ARBORETUM de 11 hectares qui entoure le château. Montfermeil est doté de « 47 hectares de parcs et jardins répartis sur 23 hectares de parc en pleine ville, 21 hectares de forêt, 3 hectares d’espaces verts intégrés aux complexes sportifs et aux espaces urbains dont 4000 m² de surface fleurie ».
Un dîner champêtre est proposé lors des représentations du son et lumière au sein même du parc arboretum du Château des Cèdres.
Le spectacle, parrainé par Alain Decaux, met en scène 350 figurants (cavalerie, danse, effets spéciaux, musique) dans plus de 600 costumes en provenance de l’opéra de Varsovie. Des cascades sont réalisées par le Centre Equestre de Montfermeil.
Les figurants, tous bénévoles, sont essentiellement Montfermeillois et la commune est fortement imprégnée de l’esprit des Misérables qui rassemble la population autour d’un évènement culturel de plus en plus renommé.
Ce spectacle représente toutefois un effort budgétaire important pour la ville. L’ingéniosité et la ténacité de ses organisateurs permettent chaque année d’en assurer la publicité et le vif succès rencontré témoigne de l’intérêt suscité.
Le château des Cèdres nécessiterait d’importants travaux de restauration, mais les mécènes n’affluent pas encore…
Rosine BELLANGER informe les visiteurs de la participation de Xavier LEMOINE, au déjeuner qu’il leur propose au Domaine Formigé. L’assemblée se retrouve pour partager autour d’un repas ses impressions sur cette matinée de découverte de la ville et les réflexions qu’elle suscite.
Chacun se déclare surpris de découvrir une ville fortement pavillonnaire dans un écrin de verdure et dotée de surcroît d’un grand intérêt culturel. Les clichés imposés par les médias autour d’un quartier sensible hantaient les esprits… .
M. le Maire précise que deux vastes chantiers : le Projet de rénovation urbaine et la ZAC Cœur de ville sont entrepris pour rénover et redynamiser la ville.
Suite aux échanges, une réunion de travail est proposée.
M. PELLETANT revient sur l’actualité des travaux de la commission.
La promotion du spectacle de son et lumière de Montfermeil a été plébiscitée. Ce spectacle sera à nouveau proposé aux élus avec le concours de l’AMIF, pour les représentations de l’an prochain, à travers l’envoi d’un courrier avant la fin de l’année pour permettre aux collectivités d’organiser leur projet d’un point de vue budgétaire notamment.
Rosine BELLANGER précise que l’accueil de groupes est parfaitement rôdé et se déroule en principe de la façon suivante : visite touristique de la commune, dîner et spectacle.
Les scolaires bénéficient également d’un accueil adapté.
La Commission du film d’Ile-de-France a présenté la première édition de son « Manuel de l’accueil des tournages à l’usage des communes d’Ile-de-France », le 17 septembre dernier au Conseil régional d’Ile-de-France, en présence de Jean-Paul HUCHON, Président du Conseil régional d’Ile-de-France, Julien DRAY, Vice-Président du conseil régional d’Ile-de-France chargé de la culture ; Safia LEBDI, Conseillère régionale, Présidente de la Commission du Film d’Ile-de-France et Olivier-René VEILLON, Directeur de la Commission du Film d’Ile-de-France.
Ce manuel, élaboré notamment en collaboration avec l’AMIF, s’inscrit dans une action de sensibilisation des municipalités menée dans les mois qui viennent, en partenariat étroit avec chacun des départements.
La commission patrimoine et tourisme avait initié une collaboration avec la Commission du film d’Ile-de-France et l’AMIF avait proposé aux élus d’en découvrir le projet lors d’un atelier organisé dans le cadre des Assises d’avril 2010.
Les membres de la commission patrimoine et tourisme s’accordent à reconnaitre un grand intérêt à ce débat et à la procédure mise en place par la commission du film pour l’information et l’accompagnement des municipalités.
M. PELLETANT revient sur les contacts établis avec la Fondation du Patrimoine lors de la réunion du 24 novembre 2009, à laquelle M. Frédéric NERAUD, Directeur Général de la Fondation avait participé. Il souhaiterait que de nouveaux contacts soient pris pour proposer qu’un délégué régional de la Fondation participe à certaines réunions de la commission et permettre ainsi aux élus de faire avancer des projets.
Mme POUSSINEAU, Maire de St Arnoult-en-Yvelines (78), précise qu’elle est membre du Jury du Concours des Rubans du patrimoine. Ce concours récompense les communes ou structures intercommunales ayant favorisé la réhabilitation et la valorisation de leur patrimoine bâti. Elle propose de communiquer plus de précisions au sujet de ce concours aux membres de la Commission lors d’une prochaine réunion.
M. PELLETANT confirme l’intérêt d’une information à ce sujet.
L’AMIF a par ailleurs reçu un courrier de la Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France (SPPEF) l’informant de l’ouverture du 22è concours pour la Sauvegarde du Patrimoine à l’intention des municipalités et des associations des communes de moins de 10.000 habitants. Ce concours est soutenu par le Ministère de la Culture et de la Communication, le Ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables, la Fondation du Patrimoine, le Groupe PRO BTP et la SPPEF. Les dossiers doivent être déposés avant le 31/12/2010.
Les informations peuvent être sollicitées auprès de la
SPPEF -39 avenue de la Motte Picquet – 75007 PARIS – tel. 01 47 05 37 71 (florence.rouxcourtois@orange.fr) ou de la Fondation du Patrimoine (tel 01 53 67 76 00 – www.fondation-patrimoine.com).
M. PELLETANT rappelle aux élus l’organisation par certaines municipalités, de « chasses aux trésors » sous le principe de jeux de piste aux fins de la découverte du patrimoine local. Cette expérience, a priori, donne de très bons résultats, les participants s’attachant d’avantage à découvrir la solution des énigmes proposées (à raison d’une énigme par jour publiée sur un site internet et un système de cumul de points) qu’aux lots attribués.
Il s’agit d’une nouvelle dimension proposée pour intéresser les publics au patrimoine à travers une approche participative, très appréciée également dans les musées.
Des projets de chasses aux trésors « chaînées » pourraient étendre le domaine d’action sur plusieurs lieux.
Des expériences menées sur plusieurs communes de son département cet été ont eu énormément de succès.
Il interroge les membres de la commission sur les initiatives qu’ils auraient eux-mêmes mises en place au cours de l’été.
La ville de Montfermeil coordonne depuis plusieurs années le projet « VVV » avec l’Association EMI. 18.000 enfants cette année ont bénéficié de l’opération sur l’ensemble de la Seine-St-Denis. 35 activités différentes sont proposées (golf, accrobranches, vélo…).
Les villes partenaires s’acquittent d’un versement de 3.000 € et bénéficient de ce fait d’un créneau horaire plus important.
« L’été est la période centrale du programme Ville, Vie, Vacances qui permet aux jeunes de plus de 11 ans qui ne partent pas en vacances de pratiquer des activités culturelles, sportives et de loisirs. Ce dispositif associe de nombreux partenaires (Etat, collectivités locales, associations…). En complément des activités mises en place au niveau local par les villes et les associations, plusieurs actions départementales sont proposées, soulignant ainsi l’intérêt du regroupement des moyens et la coopération entre les différents partenaires. »(la Lettre du Préfet 93).
La Seine-st-Denis est département pilote pour ce projet et compte à ce jour 12 villes partenaires.
M. PELLETANT revient sur les contacts pris précédemment avec la Cité de l’architecture et du patrimoine et l’Ecole de Chaillot. L’organisation d’un colloque en partenariat avec l’Ecole de Chaillot et l’AMIF était prévu pour septembre. Cependant, à la demande de l’Ecole de Chaillot qui ne pouvait assurer l’aboutissement de ce projet dans les délais prévus pour des raisons techniques, le colloque est reporté à une date ultérieure.
Il aborde enfin les projets pour les réunions à venir.
Son intérêt s’est porté sur les modalités de classement de sites par l’UNESCO. Le processus d’inscription prévoit un inventaire des sites naturels et culturels dressé par les pays signataires de la convention de patrimoine mondial. Cet inventaire nommé « liste indicative » est évalué par deux organisations consultatives indépendantes, désignées par la Convention du patrimoine mondial : le Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS) et l’Union mondiale pour la nature (UICN) ; une troisième organisation consultative est le Centre international d’étude pour la préservation et la restauration des biens culturels (ICCROM), organisme intergouvernemental qui donne au Comité des conseils avisés sur la conservation des sites culturels ainsi que sur les activités de formation. Une fois qu’un site a été proposé et évalué, c’est au Comité intergouvernemental du patrimoine mondial qu’appartient de prendre la décision finale concernant son inscription (réunion une fois par an).
Des contacts ont été pris avec ICOMOS et cette Association s’est déclarée tout à fait disposée à participer à une réunion avec la commission patrimoine et tourisme de l’AMIF.
Cette intervention pourrait avoir lieu en novembre prochain.
M. PELLETANT et les membres de la commission souhaiteraient toutefois approcher également l’UNESCO. Mme BELLANGER devrait pouvoir communiquer un contact utile à cette approche.
Les autres sujets qui pourraient être abordés lors des prochaines réunions :
Les parcs naturels régionaux et notamment le parc naturel du gâtinais français ;
Les jumelages et les partenariats dans le cadre de la politique de coopération décentralisée ;
Propositions d’accueil des membres de la commission dans les communes.
M. PELLETANT communique les informations concernant la sous-commission des communes jazzy d’Ile-de-France. Celle-ci a étendu son champ d’action aux communes de France. Deux réunions par an sont prévues. Une réunion avec la SACEM a permis à certaines communes d’établir de nombreux contacts.
M. PELLETANT remercie l’équipe de MONTFERMEIL pour son accueil et clôt la réunion.









