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Nos pensées vont d’abord vers lui et vers ses proches.
Nous saluons l’ami, le collègue, l’homme qui a croisé notre chemin et qui restera dans nos souvenirs.
Adieu Claude.

Claude Pernès est né le 27 mars 1944, à Brest (Finistère). Ancien élève de l’Institut de Contrôle de Gestion (I.C.G.), il a été diplômé d’Enseignement Supérieur du Centre d’Etudes Diplomatiques et Stratégiques (C.E.D.S.).
Claude Pernès a été élu maire de Rosny-sous-Bois en 1983, et réélu en 1989, 1995, 2001 et 2008. Claude Pernès a été également Conseiller général de Seine-Saint-Denis puis Conseiller régional d’Ile-de-France.
En 25 ans, Claude Pernès a fait de Rosny-sous-Bois une ville très dynamique de l’Est parisien, dotée de nombreux équipements publics de qualité et d’une forte attractivité économique.
Il a présidé depuis 1995 l’Association des maires de l’Ile-de-France (AMIF) dont les missions et la représentativité se sont considérablement élargies sous son impulsion.
Revue de presse (AFP, Le Point, Le Parisien)
Le gouvernement et des élus ont rendu hommage au maire de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et président de l’Association des maires d’Ile-de-France (AMIF), Claude Pernès (Nouveau Centre), mort dimanche à l’âge de 66 ans dans une clinique de la ville.
"M. Pernès était souffrant depuis plusieurs semaines. Il avait pris du recul de ses fonctions de maire et de président de l’AMIF", a indiqué la mairie de Rosny-sous-Bois dans un communiqué annonçant le décès.
Né le 27 mars 1944 à Brest (Finistère), M. Pernès était maire de Rosny-sous-Bois depuis 1983 et président de l’AMIF depuis 1995. Il avait été réélu dès le premier tour aux municipales de 2008 avec 54,3% des voix.
Le Premier ministre, François Fillon, lui a rendu hommage, saluant "son sens de l’intérêt général, ses convictions républicaines et ses grandes qualités personnelles".
Tout comme M. Fillon, le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a souligné le rôle de M. Pernès au sein de l’AMIF : "sous son impulsion, cette association était devenue un important partenaire des ministères et des services de l’Etat", a indiqué le ministre.
Le président de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon (PS), a également salué "l’engagement d’un homme loyal, toujours dans la recherche du consensus, et qui a su faire de l’AMIF une association au-dessus des clivages. Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a mis en avant sa "part prépondérante à la mise en place de Paris Métropole".
La chef de file de l’opposition UMP à la Région, Valérie Pécresse a rendu hommage à "cette grande figure de la vie politique francilienne" qui s’est "toujours battue pour qu’aucun département, aucune commune et aucun habitant de la région capitale ne soit laissé de côté".
"Il avait notamment engagé le combat au service de la jeunesse et de l’égalité des chances en jouant un rôle décisif dans la création d’une Ecole de la deuxième chance au coeur de la Seine-Saint-Denis", a ajouté Mme Pécresse. Un rôle également salué par le président du groupe NC à l’Assemblée nationale, François Sauvadet, ainsi que par M. Fillon.
Pour le président du NC, Hervé Morin, Claude Pernès, "homme de conviction", "était un élu passionné dont la vie restera marquée par un engagement inlassable au service de ses concitoyens".
Il "avait la passion des projets, le sens du concret et le souci de l’autre : nous perdons un homme qui mérite, au sens plein de ce terme, le beau qualificatif d’humaniste", a ajouté le chef de file du NC au conseil régional d’Ile-de-France, Laurent Lafon.
"C’était un libérateur du 93 (Seine-Saint-Denis), un partenaire solide, qui était toujours à nos côtés, pour faire gagner la Droite et le Centre, face à la Gauche dans notre département", a déclaré pour sa part le député-maire du Raincy, Eric Raoult, également président de l’UMP en Seine-Saint-Denis.
La mort de Claude Pernès
Le maire (Nouveau Centre) de Rosny-sous-Bois a succombé à une maladie à l’âge de 66 ans. Le monde politique salue une personnalité chaleureuse et consensuelle.
Les drapeaux de tous les bâtiments municipaux de Rosny-sous-Bois sont en berne depuis hier. Claude Pernès, 66 ans, le maire Nouveau Centre, est décédé dimanche matin des suites d’une maladie dans une clinique de la ville. Depuis décembre dernier, ce père de quatre enfants avait passé les commandes de la commune à son premier adjoint UMP, Claude Schmierer. Les élus de tous bords saluent une personnalité chaleureuse et consensuelle.
Claude Pernès a connu tous les niveaux de la politique locale. Elu maire à 29 ans, en 1983, il a enchaîné cinq mandats sans interruption, ce qui fait de lui l’un des plus anciens maires du département. Il a occupé également durant quatre mandats le poste de conseiller général, avant de passer la main en 2004 à Claude Capillon, pour devenir conseiller régional. Placé en cinquième position sur la liste UMP des dernières élections régionales, il n’a pas conservé son poste.
« C’était un maire bâtisseur qui a profondément transformé la ville, témoigne Claude Capillon, adjoint au maire chargé de la politique de la ville. Grâce à des créations comme le centre commercial Domus, le golf, la zone industrielle et la multiplication des logements, il a fait passer la commune de 30000 à plus de 40000 habitants. » Président depuis 1995 de l’Association des maires d’Ile-de-France, « Il avait réussi à faire passer le nombre d’adhérents de 300 à 1 200 aujourd’hui », ajoute son ancien adjoint.
Claude Schmierer, maire par intérim, évoque également un homme d’amitié. « Il a toujours su apaiser les conflits, ménager les susceptibilités et réunir autour de lui une équipe solide, insiste-t-il. La preuve, la moitié des adjoints au maire actuels sont ceux qui ont commencé l’aventure en 1983. » Une amitié qui dépassait le cadre des étiquettes politiques. « En 1995, je roulais pour Balladur et lui pour Chirac, poursuit-il. Ça ne nous a pas empêchés de travailler ensemble en mairie. »
Ses adversaires politiques lui rendent également hommage. A commencer par Philippe Vachieri, opposant PS, qui s’est présenté à deux reprises contre lui. « Pernès était tellement apprécié à Rosny que je partais, à chaque élection, avec 6 à 8 points de retard, souligne-t-il. C’est d’ailleurs le même Claude Pernès qui l’a engagé à la mairie de Rosny, au service des sports, en 1985. « Cela prouve bien qu’il savait faire la part des choses entre les compétences professionnelles et l’engagement politique », assure-t-il.
Dans le département, la mort de Claude Pernès a entraîné de nombreuses réactions durant la journée d’hier. Claude Bartolone, président PS du conseil général, salue « un ami » et « un homme qui savait que le redémarrage social passe d’abord par l’éducation de notre jeunesse », faisant référence à la présence à Rosny d’une école de la deuxième chance et de l’Ecole nationale des arts du cirque. Jean-Paul Huchon, président PS de la région, parle d’« un homme profondément républicain, au service de l’intérêt général ». Jean-Pierre Brard, député (app. PC) et ancien maire de Montreuil, a bien connu Claude Pernès. « Il était montreuillois d’origine, donc on se fréquente depuis longtemps, explique-t-il. Il n’aimait pas la confrontation et privilégiait toujours le consensus. » « Il était simple et savait manier l’humour et l’autodérision avec talent », évoque Vincent Capo-Canellas, maire du Bourget et président départemental du Nouveau Centre. François Fillon, le Premier ministre, Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur, et Bertrand Delanoë, maire de Paris, lui ont également rendu hommage hier soir.
© Sébastien Thomas, Le Parisien, 24 mai 2010
Communiqué de Gilles CATOIRE, maire de Clichy-la-Garenne et secrétaire général de l’Association des maires d’Ile-de-France
« Suite au décès de Claude PERNES, maire de Rosny-Sous-Bois et président de l’AMIF, tous les maires d’Ile-de-France sont en deuil »
« Tous ceux qui, comme moi, ont travaillé avec Claude Pernès au sein de l’Association des Maires d’Ile-de-France savaient qu’il luttait contre la maladie depuis plusieurs mois. S’il n’avait pu physiquement être présent à nos dernières assises de la Nouvelle Ville tenues en avril, il n’en était pas pour le moins moralement présent dans les interventions émanant de tous bords, aussi bien du maire de Paris Bertrand Delanoë, du président du Conseil régional Jean-Paul Huchon, ou des ministres Christian Blanc et Patrick Devedjian.
En effet il avait su, en élargissant l’ancienne association des maires de la petite couronne, faire de l’AMIF une association pluraliste où des maires de toutes sensibilités se retrouvent pour discuter de dossiers de fond. Il avait beaucoup travaillé pour que l’AMIF devienne un partenaire reconnu par l’Etat, son administration, et par les collectivités territoriales : le Conseil régional d’Ile-de- France, le Conseil économique et social d’Ile-de-France, les Conseils généraux, les intercommunalités, et les communes.
Claude Pernès était le porte-parole des maires d’Ile-de-France, et nous avions veillé ensemble à préserver un équilibre entre élus de première et deuxième couronne dans sa représentation. Je garde un souvenir particulièrement riche de la période durant laquelle nous avions participé au jury du concours international d’architectes du Grand Paris, qui a contribué à enclencher la dynamique autour du Grand Paris et la création de Paris Métropole.
Tenant toujours compte du pluralisme de l’expression de ses membres, il aurait été heureux de constater que l’AMIF contribuait en ce moment à dépasser les clivages pour rechercher des synthèses et faire avancer des dossiers stratégiques, comme les transports. Il était aussi très mobilisé autour de la problématique du logement, organisant en décembre 2009 les premières assises de l’habitat francilien.
Je souhaite rendre hommage, à mon nom et celui de mes collègues, à ce maire précurseur dans sa ville, et, parce qu’il avait beaucoup d’intuitions, à cet homme créatif qui animait la réflexion et l’échange entre les maires d’Ile-de-France et leurs partenaires extérieurs. Mes pensées vont à sa famille, à son épouse toujours présente à ses cotés, à la municipalité et à la population de Rosny-sous-Bois.
Nous nous ferons un devoir de poursuivre le travail, pour que l’Association des Maires d’Ile-de-France puisse aborder, dans l’écoute et le respect mutuel, les grands défis urbains de demain. »