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Mme FANJAS souligne le regret de M. PATERNOTTE, Maire de Sannois de ne pouvoir participer à cette rencontre, étant retenu en d’autres lieux par ses obligations professionnelles.
M. PELLETANT remercie la ville de Sannois pour cette invitation et félicite la municipalité pour la réalisation de ce Palais des Sports qui a été construit en lieu et place d’un précédent gymnase incendié par des émeutiers issus de « cités » alentour.
Mme FANJAS précise que ce nouveau bâtiment a tenu compte de contraintes architecturales liées à l’environnement, notamment par la préservation d’arbres en place. Il permet une judicieuse mixité sportive et culturelle par l’intégration dans ce lieu initialement destiné aux sports, d’une activité muséale. L’implantation de ce bâtiment à proximité de trois « cités » et jouxtant un collège, favorise l’attraction d’un jeune public.
M. PELLETANT revient à l’organisation de cette journée qui comportera une réunion suivie d’une visite du musée de la boxe, un déjeuner suivi de la visite du musée Utrillo. Il souligne l’intérêt de l’organisation des réunions par les membres de la commission qui souhaitent partager des expériences et communiquer sur des initiatives innovantes comme la création du musée de la boxe. A cet effet, une réunion sera organisée à St Ouen, en janvier prochain.
M. PELLETANT présente ensuite M. Emmanuel GERARD, Directeur Général de l’Agence d’Ingénierie et d’Edition IPOLIS qui a sollicité une intervention auprès de la commission, afin d’informer les élus de la création d’un outil utile au domaine du tourisme, de la culture, du patrimoine et des loisirs : l’annuaire-guide IPOLIS.
Il souligne l’intérêt d’un tel outil, utilisable sur internet, qui offre une synthèse des principaux acteurs du domaine touristique où l’abondance des données rend l’information confuse et qui valorise des associations souvent ignorées, comme par exemple « l’association de franchisés ».
Mme FANJAS évoque le réseau RéVOdoc. Ce réseau mis en place dans le Val d’Oise offre la possibilité d’effectuer des recherches dans les catalogues en ligne des établissements membres du réseau (bibliothèques). Les ouvrages détenus par les établissements sont collectivement mis à disposition. Un tel système d’échange d’informations, au niveau des villes, dans le domaine du tourisme pourrait-il être imaginé ?
M. GERARD précise qu’il existe peu de documentation en matière de tourisme (quelques fonds documentaires) qui puisse alimenter ce projet. Il y a en revanche une multitude d’informations mais dont la collecte est peu structurée par les organismes concernés et ne permet pas une mutualisation des données. La base de données du guide IPOLIS a nécessité un an de recherches et de tri d’informations.
Mme FANJAS souhaiterait que l’Ile-de-France puisse s’exprimer à travers un réseau de solidarité pour défendre ses positions en matière de tourisme. Paris occulte l’Ile-de-France et ne permet pas au tourisme de progresser.
Mme HAESINGER, Maire-Adjointe de FOSSES (95), évoque des initiatives de mutualisation effectuées par sa communauté de communes : balisage de monuments remarquables pour constituer des parcours, mise en place d’un système de navettes de prêts bibliothécaires.
M. DARDE, Chargé de mission de ST OUEN estime qu’il n’y a pas un réel manque d’information mais qu’il serait nécessaire d’instaurer un portail pour accéder aux lieux de ressources. Il rappelle qu’il existe : un observatoire du tourisme en Ile-de-France rattaché au Comité Régional du Tourisme, le Centre de Ressources de l’INP (Institut National du Patrimoine), le Ministère du Tourisme…
Mme FANJAS s’interroge sur les possibilités d’effectuer des recherches fructueuses de publics à intéresser à des évènements (comme lors du festival du film japonais, ou de la boxe ou des moissons…). M. GERARD remarque qu’il n’est pas envisageable d’obtenir une réponse immédiate sans recherches préalables. Il n’y a pas de réponse automatisée à ce type de problématique et l’intervention de spécialistes en recherches documentaires est incontournable pour effectuer un assemblage des ressources.
M. PELLETANT interroge M. GERARD sur la sectorisation des domaines du tourisme et du loisir. Le tourisme s’adresse t’il davantage aux populations extérieures et le loisir aux populations locales ?
M. GERARD précise qu’un « touriste » est une personne qui séjourne au moins une nuitée ; dans le cas contraire on la qualifierait « d’excursionniste ». Il rappelle que la gestion des équipements par les collectivités locales nécessite de s’attacher à la visite d’une clientèle extérieure mais qu’un équipement culturel fonctionnera grâce aux visites répétitives de la population locale. Les aménagements urbains tiennent compte de plus en plus d’équipements liés aux loisirs et au tourisme et ces deux activités doivent être liées pour optimiser les résultats. Il observe toutefois qu’il est plus aisé de mettre en place des partenariats public/privé pour le loisir que pour le tourisme.
Mme FANJAS évoque l’exemple des « topo-guides » ou encore l’association « rando pas à pas » de Sannois qui associent l’excursion à la découverte muséale.
M. PELLETANT remercie M. GERARD pour son intervention. Il sollicite l’intervention de Mme FANJAS pour présenter le musée de la boxe et le musée Utrillo de Sannois avant que la Commission n’en effectue la visite.
Mme FANJAS explique que deux collectionneurs sont à l’origine de la création de ces musées. Les deux initiatives ont dû surmonter de nombreuses difficultés avant de pouvoir être finalisées.
Le musée de la boxe devait balayer un obstacle psychologique dans l’esprit des Sannoisiens, afin qu’il soit admis qu’il s’agissait de la mise en valeur d’une discipline sportive dont on trouve trace dès l’antiquité et non d’une incitation à la violence et la haine. L’activité culturelle s’est associée à un engagement pédagogique. Un partenariat d’éducation artistique a été mis en place avec l’éducation nationale et une médiatrice culturelle propose des activités avec les enfants. Ce Musée est en cours d’appellation « Musée de France ».
M. CHARRIER, Adjoint au Maire de ST OUEN, sollicite la possibilité d’emprunter pour sa commune des œuvres de Suzanne VALADON appartenant au Musée Utrillo.
Mme FANJAS l’informe que cette éventualité est envisageable, d’autres demandes de ce type ayant été satisfaites (notamment une œuvre d’Utrillo prêtée au Vésinet). Elle évoque les difficultés rencontrées pour emprunter des œuvres à de grands musées lors de l’organisation d’expositions liées aux contraintes des contrats de prêts (assurances, transport, sécurité…). Pour une exposition « Utrillo/Valadon » organisée à Sannois des prêts des musées Beaubourg et d’Art Moderne ont toutefois été consentis.
Concernant l’exploitation des musées, Mme FANJAS souligne qu’elle n’est pas aisée. Le public doit être judicieusement attiré et il est difficile d’accorder les points de vue souvent divergents entre les équipes chargées de la communication et de la conservation.
M. GERARD précise que 67 % de français ne sont jamais allés dans un musée ; 5 % sont des « pratiquants actifs » de musées ; 22 % fréquentent moyennement les musées.
Des expositions en ligne sont organisées par certains musées pour sensibiliser le public et susciter sa curiosité.
La réunion prend fin et se poursuit par la visite du musée de la boxe, le déjeuner et la visite du musée Utrillo. Les membres de la commission prendront congé dans l’après-midi après avoir vivement remercié Mme FANJAS et son équipe pour l’excellent accueil qui leur a été réservé et la grande richesse des informations recueillies.









