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    Compte-rendu de la réunion du 16 décembre 2004
  • Lors de cette réunion, présidée par M. PATERNOTTE, Président de la Commission « Environnement » de l’AMIF, un expert scientifique de l’INRA est intervenu sur la question des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM).
  • M. PATERNOTTE a rappelé que de nombreuses communes rurales sont concernées par les essais d’OGM en Ile-de-France. « Les Maires sont désorientés et manquent d’informations objectives dans ce domaine. »

    Il a ensuite posé la question de connaître les apports, ainsi que les risques de contaminations et les menaces pour la biodiversité.

    L’Expert de l’INRA a souligné que les OGM ne sont pas naturels et qu’il faut les considérer comme un enjeu de société.

    « Les OGM sont cultivés sur 65 millions d’hectares dans le monde (Etats-Unis, Australie, Chine, Brésil,… ). L’Europe est exempte de cultures d’OGM.Le débat est très présent en Europe de l’Ouest, sauf en Espagne. Les OGM simplifient les pratiques culturales et la vie des agriculteurs. Néanmoins, ils n’ont aucun avantage pour l’économie ni pour les consommateurs. »

    M. PATERNOTTE a signalé que dans les pays en voie de développement, les OGM permettent de répondre à des besoins primaires, notamment en termes de productivité.

    L’expert de l’INRA a expliqué qu’en matière de santé publique, il n’y avait aucun problème majeur. « Avec les importations, les OGM sont présents dans 75 % des produits alimentaires. Ils sont consommés par la population depuis 1999 et aucun cas pathologique n’a été découvert.
    En matière de risques environnementaux, il faut distinguer le maïs du colza. Les cultures de maïs ne comportent aucun risque pour l’environnement. Dans le cas du colza, les risques de dissémination des gènes par repousse ou pollinisation, soit des risques de diminution de la biodiversité, existent. Cependant, on peut exclure des répercussions négatives pour l’homme. »

    M. PATERNOTTE informe les membres présents que l’ensemble des Conseils Régionaux ont interdit les essais OGM en plein champ.

    Le représentant de l’INRA déplore cette situation en soulignant que la recherche est indispensable pour évaluer les risques de dissémination et fournir des arguments scientifiques à la décision publique.

    M. PATERNOTTE quant à lui explique qu’il n’existe pas d’autorité d’évaluation indépendante réalisant une étude globale et exhaustive dans ce domaine.

    A la fin de cette réunion, le Président PATERNOTTE a informé les élus présents qu’un atelier sur les OGM aurait lieu lors des prochaines Assises de l’AMIF, les 19, 20 et 21 avril 2005 au Parc Floral de Paris (Bois de Vincennes).