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    Compte-rendu de la réunion du 14 novembre 2008
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  • à l’AMIF
  • sous la présidence de M. François PELLETANT, Maire de Linas, Conseiller Général de l’Essonne
  • M. PELLETANT remercie les participants à la réunion pour leur présence. Il souligne l’importance de ce débat qui doit permettre de définir les attentes des membres de la commission et un programme de travail pour les années à venir. Il propose un tour de table pour permettre à chacun de se présenter et précise que d’anciens membres de la commission qui n’ont plus de mandat sur leur commune ont toutefois sollicité l’autorisation de participer aux travaux de la commission en qualité d’auditeur libre. Cette autorisation a été accordée notamment pour permettre un lien entre les équipes de la précédente mandature et du renouvellement, ainsi qu’un témoignage des investigations de la commission.

    M. PELLETANT rappelle les éléments justificatifs de création de la commission « patrimoine et tourisme » et les objectifs initiaux. D’une part, il est constaté que les communes se heurtent à de nombreuses difficultés pour le financement de travaux sur leur patrimoine et d’autre part que le tourisme en Ile-de-France est dominé par Paris et les principaux sites environnants, éclipsant ainsi le reste de la Région qui peine à organiser et valoriser son activité touristique. La commission a structuré son action en espérant :
      donner une lisibilité à l’ensemble de ces secteurs d’activité qui apparaissent dispersés et confus ;
      répondre aux demandes des membres pour des problématiques particulières et leur permettre de partager leur expérience ;
      promouvoir des échanges.

    Ainsi, elle a rendu visite à différentes institutions en charge du patrimoine et du tourisme et a également été invitée par des communes pour des visites de sites et un partage d’informations au cours de réunions de travail au sein de leur localité. Des intervenants extérieurs ont par ailleurs participé aux réunions de la commission afin de présenter divers outils d’information. (cf document récapitulatif des réunions octobre 2006 à janvier 2008 ci-joint en annexe).

    M. PELLETANT demande que les membres expriment à présent leurs attentes afin de définir une organisation de travail. Il leur propose une nouvelle rencontre au CRT ; une journée de travail dans un des quatre parcs naturels régionaux, qui permettrait de rencontrer les membres de la Fédération des parcs naturels régionaux, de découvrir l’éthique des parcs et les chartes mises en place en Ile-de-France ; une rencontre avec l’INRAP (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives)… Il évoque l’intérêt de construire de nouveaux projets et propose notamment la conception d’une « Conférence des communes jazzy d’Ile-de-France » ou d’autres regroupements culturels du même type (par exemple une conférence des communes « impressionnistes » d’Ile-de-France…) pour échanger des contacts, des informations, partager des coûts…

    M. DENNEULIN, Adjoint au Maire de ROSNY-SOUS-BOIS (93), s’intéresse à la notion de patrimoine sous son aspect culturel. Il souhaiterait connaître les modes de mise en place d’un Office de tourisme. Il rappelle les différents atouts de Rosny : l’école nationale du cirque, le musée du rail, le musée d’histoire de Rosny et sa tombe maçonnée mérovingienne, la vigne, le parc et théâtre de verdure, le golf. Le département de Seine-St-Denis comporte un patrimoine industriel important, des parcs, la basilique de St Denis, … Il souhaiterait pouvoir mettre en place des circuits touristiques, des échanges entre communes et se tourne vers la commission pour puiser des idées pour la mise en valeur de ce patrimoine.

    M. PELLETANT juge qu’il serait intéressant de rencontrer un représentant de la Fédération des Offices de Tourisme et Syndicats d’Initiatives (FROTSI) pour obtenir une information sur les différentes compétences des Offices et Syndicats de tourisme, leurs statuts etc…

    M. BIRBES, Conseiller Municipal de PANTIN (93), confirme son accord avec M. DENNEULIN sur l’intérêt d’une valorisation du patrimoine de Seine-St-Denis, notamment en ce qui concerne le patrimoine industriel mais aussi les parcs naturels qui abritent de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs. Il souhaite que l’on étende la notion de patrimoine souvent rapportée à des bâtiments anciens, à un patrimoine contemporain et vivant. Il s’intéresse aux liens créés par un développement touristique : emploi, développement économique, éducation et sensibilisation à l’environnement, rapprochements des communes. Il attend de la commission une mutualisation de données et la suggestion d’idées.

    M. MURO, Maire de FAVIERES (77) précise qu’il existe également d’autres voies à explorer en matière de sauvegarde de patrimoine, notamment à travers l’acquisition de chapelles mises en vente par l’église ou la restauration de fermes qui constituent l’essence d’un patrimoine en milieu rural.

    Mme NJOK-BATHA, Adjointe de CARRIERES-SOUS-POISSY (78) s’est inscrite à la commission afin de recueillir des informations et des suggestions d’initiatives pour sa commune.

    Mmes BALLAND et CARRARA de MONTFERMEIL (93) s’intéressent également à la valorisation du patrimoine de la commune (vieux moulin, église, calvaire, vignes, arboretum) et à la promotion de son activité culturelle (son et lumière).

    M. DENNEULIN souhaiterait que la commission permette à ses membres de créer une « intercommunalité culturelle » afin de mutualiser les informations et compétences et fédérer des équipements.

    M. MURO est à la recherche d’informations historiques sur sa commune et s’interroge sur la manière d’acquérir ces informations auprès des archives nationales. Il souhaiterait rencontrer un représentant de la direction des archives de France, lors d’une réunion de la commission, qui pourrait éclairer les élus sur l’organisation et le fonctionnement de ses services.

    Mme PARAN, précédemment membre de la commission en sa qualité d’élue de MAREIL-MARLY a sollicité la possibilité d’assister en auditrice libre aux réunions de la commission, n’ayant plus aujourd’hui de mandat.

    Mme MORVANT, Maire-Adjoint de MAREIL MARLY (78) se déclare embarrassée par cette présence qui ne lui permettrait pas une totale liberté d’expression lors des réunions de la commission.

    M. PELLETANT précise que les travaux de la commission reposent sur un esprit de concertation apolitique, ainsi que l’AMIF en a vocation, et que les membres ayant contribué à la construction des travaux devraient pouvoir continuer à accéder à ces réunions de réflexion. Toutefois, la situation évoquée sera étudiée.

    Mme GARCIA DUROCHER, Conseillère Municipale de ST OUEN (93) s’intéresse aux travaux de la commission pour l’éclectisme des problématiques auxquelles sont confrontées les communes d’Ile-de-France. Chaque commune est en effet différente par sa localisation, la densité de sa population, son intérêt patrimonial ou touristique et doit réagir de façon appropriée ce qui multiplie les solutions envisageables. La synergie envisagée avec différents partenaires et une mutualisation de moyens lui paraît indispensable.

    Parmi les thèmes de travail évoqués précédemment, elle retient les parcs et jardins (la création d’un parc en bord de Seine à St Ouen étant à l’étude). Elle souhaiterait des rencontres avec des intervenants sur la problématique du tourisme fluvial. Concernant les communes intéressées par le jazz, elle précise qu’un festival de jazz est organisé depuis 3 ans à St Ouen, sur le site du marché aux puces. Quant aux Offices de tourisme, celui de St Ouen fonctionne actuellement en tant qu’association, et une réflexion doit s’organiser autour du statut juridique de cet Office de tourisme. L’ « intercommunalité » culturelle des Offices au niveau de la région Ile-de-France lui semble également intéressante à étudier et souligne qu’un travail rapproché avec le Comité du Tourisme devrait être entrepris.

    Mme MORVANT, évoque de nombreux projets au sein de sa commune. Elle s’étonne que la commission « patrimoine et tourisme » ne mentionne pas également la « culture » bien qu’a priori ce domaine soit intégré aux réflexions. Le patrimoine de MAREIL-MARLY est représenté par sa petite église mais également par son patrimoine naturel. Des sentes à l’abandon à revaloriser peuvent intéresser le secteur du tourisme. Comment organiser ce projet, obtenir des subventions ? Elle se déclare également intéressée par le thème de réflexion des parcs et jardins : l’école primaire participe à un projet européen cominus sur le thème « jardin : patrimoine vivant » et des projets de création de jardins d’art sur la commune peuvent être étudiés. L’activité culturelle de la commune est soutenue et s’associe à des communes proches. Le thème du jazz lui parait intéressant, Mareil-Marly comptant de nombreux musiciens. Le secteur du tourisme est à approfondir (rattachement à un office de tourisme, extension du nombre de gites, opportunité d’hôtellerie, promotion du village…).

    M. PELLETANT revient sur le domaine culturel qui a fait l’objet de peu de sollicitations au cours des précédents travaux, hormis les spectacles vivants qui ont été parfois évoqués. Il est à noter que de nombreux « sons et lumière » ont été créés en Ile-de-France ; il semblerait intéressant d’en faire la promotion en établissant un calendrier notamment et d’en étudier le fonctionnement afin d’encourager de nouvelles initiatives. Il observe que le thème des « Offices de tourisme » paraît prioritaire dans les sollicitations évoquées et devra être abordé prochainement. Par ailleurs, il revient sur les travaux précédemment effectués et souligne l’intérêt de finaliser un projet qui matérialiserait l’existence des communes d’Ile-de-France dans le champ du tourisme. La réflexion à organiser autour des parcs et jardins, du tourisme fluvial, pourrait-elle mener à l’élaboration d’un document de référence (carte d’Ile-de-France) en collaboration avec un partenaire (CRT par exemple) ? La documentation existante est profuse, souvent établie par département, avec des thématiques et des nomenclatures variées et n’est régie par aucune charte. Les membres de la commission sont invités à réfléchir à ce projet : le support, les éléments d’information, le mode de mise à jour… Une rencontre avec les représentants des Voies Navigables de France, ou d’autres interlocuteurs utiles à une information sur le tourisme fluvial est également à envisager.

    Le projet des communes Jazzy d’Ile-de-France doit aussi aboutir compte-tenu de l’intérêt qu’il suscite. Il conviendrait de réunir les communes concernées afin d’organiser une synergie. Le même type de projet pourrait se concevoir pour les « sons et lumière ».

    Il suggère que des échanges de contacts et d’informations puissent se faire au sein de la commission.

    En ce qui concerne le patrimoine, il conviendrait de s’intéresser au patrimoine contemporain et demander au Ministère de la Culture des éléments d’approche sur ce sujet.

    M. PELLETANT s’est attaché par ailleurs à l’idée de création d’une fondation à destination des communes, reposant sur un constat : les communes ont de plus en plus de difficultés à financer leurs projets de réhabilitation de patrimoine et des dispositions permettent à des donateurs de défiscaliser. Des donateurs pourraient effectuer un don à destination d’une commune à travers cette fondation. Ces fonds sont défiscalisés de leurs impôts à hauteur de 66 % pour les impôts sur le revenu et 75 % pour l’ISF. Une fondation fonctionnant sous l’égide de la Fondation de France proposerait aux Maires de collaborer avec eux et permettrait ainsi à des donateurs de favoriser leur commune.

    M. MURO objecte que ce type de financement est déjà possible avec la Fondation du Patrimoine, vers laquelle il s’est tourné pour la réhabilitation de son église. M. PELLETANT rappelle que le droit français n’autorise pas un don prédestiné. La Fondation du Patrimoine recueille donc des fonds dont la mise à disposition est soumise à un arbitrage. La Fondation de flux qui devrait être créée prochainement, sous l’égide de la Fondation de France, travaillera en collaboration avec les communes. Son comité exécutif constitué par un représentant des élus, un architecte en chef des bâtiments de France, des partenaires associés, examinera le financement d’un projet, mais apportera également des conseils techniques en conférant ainsi une crédibilité au dossier pour une éventuelle sollicitation de subventions complémentaires auprès des instances en charge du patrimoine.

    Sur ces considérations, M. PELLETANT clôt la réunion.