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    Compte rendu de la réunion du 13 février 2009
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  • sous la présidence de M. François PELLETANT, Maire de Linas, Conseiller Général de l’Essonne
  • M. PELLETANT rappelle l’ordre du jour de la réunion :

    - Rencontre avec M. Alain BERTET, Président de la Fédération Régionale des Offices de Tourisme et Syndicats d’Initiative d’Ile-de-France (FROTSI) et sa collaboratrice Mme Yolaine d’ABOVILLE, Animatrice réseaux de la FROTSI IDF, afin de définir le rôle d’une Office de tourisme dans l’économie touristique (structure, organisation, moyens mis à disposition d’une commune ou d’une intercommunalité) ;

    - La création de la sous-commission « communes jazzy d’Ile-de-France » ;

    - Questions diverses.

    Avant de céder la parole à M. BERTET, le Président propose un tour de table pour permettre aux membres présents d’évoquer leur situation. Il précise, quant à sa commune, que LINAS n’a pas de Syndicat d’Initiative et souhaite s’associer à d’autres communes pour partager la question du tourisme et de la culture en intercommunalité.

    Mme THOME, Adjointe au Maire de NOGENT-SUR-MARNE (94) est accompagnée par M. DONZEL-BOURJADE, DGS de la CA Vallée de la Marne (Nogent/Le Perreux). Ce dernier précise qu’un Office de tourisme communautaire a été créé depuis deux ans dont la mise en place génère quelques difficultés et interrogations notamment en ce qui concerne sa structure (actuellement associative) et son mode de fonctionnement. On recense à ce jour peu d’adhérents. Il conviendrait par ailleurs de réunir les deux sites actuels de Nogent et du Perreux en un seul lieu judicieusement situé.

    Mme BELLANGER, Adjointe et Mme POMARIEGA, Responsable du Service culturel de MONTFERMEIL (93) sont attachées à faire connaître le spectacle de son et lumière « Les Misérables » ainsi que les différents atouts de leur commune. Montfermeil ne dispose pas d’Office de tourisme mais partage les moyens d’information d’autres communes du département, notamment PANTIN.

    Mme SMADJA, Conseillère Municipale de ROSNY-SOUS-BOIS (93) précise que sa commune ne dispose pas d’Office de tourisme mais serait intéressée par un projet d’installation.

    M. AIT, Maire de CARRIERES-SOUS-POISSY (78) s’investit dans l’ouverture prochaine d’un bureau d’information touristique.

    D’autres communes déjà dotées d’Offices de tourisme très actifs comme Clichy-la-Garenne (92), St Ouen (93), Coulommiers (77) ou encore la CCPFY (Plaines et forêts d’Yvelines) qui dispose d’un Office communautaire rural, sont également représentées en quête d’information sur les moyens de développer leur action, de cerner leurs faiblesses ou leurs atouts.

    M. PELLETANT propose à M. BERTET d’intervenir suite à cette présentation.

    M. BERTET remercie l’AMIF de lui permettre de présenter l’action de sa Fédération et d’aborder directement avec les élus les préoccupations qui les mobilisent dans le domaine touristique. Afin d’éclaircir l’organisation de la Fédération, il énumère ses propres fonctions qui mettent en évidence une structure pyramidale : Président délégué de la Fédération Nationale des Offices de Tourisme et Syndicats d’Initiative (FNOTSI), Président de la Fédération Régionale (FROTSI), Président de l’Union Départementale des Yvelines (UDOTSI) et Président de l’Office de tourisme de Versailles.

    Les différents arguments des membres de la commission évoqués lors du tour de table, sont le reflet de l’ensemble des préoccupations de la Fédération : promotion d’évènements culturels, promotion d’un territoire, documentation, nécessité de recourir au bénévolat, les difficultés financières des communes.

    Les membres directeurs de la Fédération sont des bénévoles ; un poste de salarié permanent a été créé grâce à une convention avec la Région ; Mme d’ABOVILLE, animatrice réseau de la FROTSI occupe ce poste. Chaque UDOTSI s’organise en fonction de ses moyens (parfois un salarié, ou uniquement des bénévoles) et les Offices de tourisme locaux également.

    Le Syndicat d’Initiative a eu initialement pour vocation de promouvoir des initiatives locales de citoyens. L’Office de tourisme est une appellation plus récente, réglementée par la loi. Le législateur reconnait à la commune les initiatives suivantes : accueil et information ; promotion et commercialisation ; aménagement et équipements ; animation ; études et statistiques.

    Les deux missions principales des Offices de tourisme et Syndicats d’initiative sont :

    -  l’accueil et l’information des visiteurs dont il ne faut pas négliger le potentiel de « clients » pour la commune en matière de consommation en tous genres. A ce titre, les agents d’accueil de la Fédération ont désormais le titre de « conseiller en séjour ».

    -  la promotion du territoire qui s’effectue toujours au moyen d’une documentation papier mais est de plus en plus active grâce aux nouvelles technologies. Ces dernières facilitent la promotion mais permettent également la vente en ligne.

    Les décisions locales peuvent étendre ces missions à la promotion d’animations locales, la gestion d’équipements touristiques. Le dynamisme d’un Office est une source de profit pour la commune, les commerçants, les artisans etc…

    Le Syndicat d’Initiative existe toujours dans sa forme initiale. Il ne peut être qu’associatif et fonctionne souvent dans de petites communes, grâce au bénévolat, avec des horaires adaptés au patrimoine de la commune, de petits moyens, et sert parfois de support aux animations de la ville. Cette structure est cependant maintenue au sein de la Fédération.

    L’Office de tourisme est réglementé. Il doit avoir une Convention d’objectifs et de moyens avec sa ville et doit être classé. Le classement d’un Office de tourisme va de une à quatre étoiles qui donne acte de la reconnaissance du service rendu aux visiteurs (larges horaires d’ouverture, documentation proposée, langues étrangères pratiquées, internet à disposition de la clientèle, équipements sanitaires et accès handicapés…). La région Ile-de-France compte 125 Offices de tourisme et Syndicats d’initiative (70 % d’OT et 30 % de SI) dont un seul « 4 étoiles » (Paris) et 8 « 3 étoiles ».

    Le tourisme en France est la première destination en « nombre de visiteurs », au monde (plus de 80 millions) et quatrième rang en recettes. La France est une destination de courts séjours. Le secteur du tourisme représente presque 7 % du PIB. En dépit de la crise, on estime que le tourisme mondial devrait doubler d’ici à 2020. Ce fort potentiel ne peut échapper à la considération des maires et des intercommunalités qui doivent mettre en œuvre tous les moyens possibles pour capter les retombées économiques sur leur territoire.

    L’organisation du secteur touristique relève du secrétariat d’état au tourisme et ses satellites : Maison de la France, audits, délégation régionale avec un DRT qui dépend du Préfet de Région. La Fédération Nationale des Offices de Tourisme et syndicats d’initiative (FNOTSI) représente 3.000 adhérents soit environ un office pour dix communes. La Fédération régionale (FROTSI) a une convention d’objectifs et de moyens avec la région et le CRT qui en outre l’héberge dans ses locaux. Chaque Union départementale (UDOTSI) a une convention avec son CDT ou le Conseil général, voire les deux. Les comités départementaux ne font pas d’accueil ou d’information, mais se concentrent sur la promotion au niveau du département sur des filières plus générales (tourisme de golf, équestre, fluvial, etc…).

    Les 125 offices de tourisme et syndicats d’initiative d’Ile-de-France ont enregistré pour 2007 deux millions de visiteurs physiques et 12 millions de connexions internet. Les capacités à informer ont été multipliées par six grâce aux nouvelles technologies et le nombre de visiteurs « physiques » a diminué.

    Les problèmes essentiels des Offices de tourisme sont liés à la constitution même des territoires. Certains sont plus attractifs que d’autres et ceux dont l’activité est directement liée à un lieu réputé doivent trouver les moyens de retenir les touristes autour de ce lieu (ex : le château de Versailles n’invite pas nécessairement les touristes à découvrir la ville de Versailles et les ressources environnantes).

    Concernant les normes de classement des Offices de tourisme, M. BERTET en souligne l’intérêt visant à rendre plus performant le service rendu et propose la lecture de l’arrêté du 12 janvier 1999 paru au Journal Officiel fixant les normes de classement (ci-joint en annexe).

    Le statut juridique de l’Office de tourisme relève de la responsabilité du Maire ou du Président de la communauté d’agglomération. Au niveau national 80 % des Offices de tourisme sont associatifs. La loi 1901 permet beaucoup de souplesse notamment pour la gestion du personnel (statut de droit privé). La convention collective des offices de tourisme autorise le travail du dimanche pour les salariés avec une récupération de temps et une compensation de salaire. Les offices de tourisme sont très souvent tenus à une ouverture le dimanche, jour particulièrement actif pour les sites touristiques les plus importants. Le réseau fonctionne également en ayant recours à de nombreux bénévoles.

    En ce qui concerne la structure de l’association, la Fédération Nationale propose des statuts types. M. BERTET préconise un conseil d’administration avec 3 collèges : un collège de représentants du Maire ; un collège d’acteurs économiques élus par l’Assemblée Générale (hôteliers, restaurateurs, commerçants,…) ; un collège de personnes qualifiées dans divers domaines de compétences qu’elles mettront au service de la commune (informaticiens, historiens, directeurs de la communication en retraite…). Ce conseil d’administration élit son bureau, dont le Président ne serait pas un élu mais serait choisi par le Maire et ses représentants. Le premier vice-président est souvent le maire-adjoint en charge du tourisme, un second vice-président représentant le secteur économique. La mairie apporte une subvention significative mais pas la totalité des revenus de l’Office de tourisme. Ce dernier doit développer des produits (visites, conférences, évènements etc…) pour assurer ses propres ressources commerciales et la promotion de son territoire en partenariat avec ses adhérents (commerçants de la commune). Une autorisation préfectorale est nécessaire à la commercialisation des produits. La recherche d’évènements est très importante pour l’Office de tourisme et la commune, notamment lorsque ces évènements sont répétitifs et permettent de fidéliser la clientèle touristique comme le festival de la bande dessinée d’Angoulême, les marchés de Noël etc…

    La FROTSI axe son action sur deux objectifs principaux :
    -  la professionnalisation : actions de formation à destination des salariés (nouveaux élus, conseillers en séjour…) ;
    -  le travail en réseau : les 125 offices de tourisme et les 7 UDOTSI sont reliés par un réseau intranet. Ceci permet un partage des documents de travail, un forum de questions réponses, la mise en ligne d’évènements.

    De son côté, la Fédération nationale a réactualisé son site internet et permet à chaque office de tourisme adhérent d’être présent (www.tourisme.fr).

    Suite à cette présentation, M. PELLETANT remercie M. BERTET pour l’intérêt de son exposé. Il l’interroge sur la question de la prédominance de Paris dans le tourisme en Ile-de-France qui tend à monopoliser l’attraction. Quelle vision d’avenir pour les petites communes en périphérie et quels axes de développement faut-il privilégier pour développer l’activité ?

    M. BERTET souligne qu’effectivement l’attraction de Paris dans le monde entier est un problème majeur pour le tourisme en Ile-de-France mais est surtout une chance pour cette région qui ne connaitrait pas un tel succès touristique sans Paris. L’offre hôtelière de proche banlieue a pris un essor considérable ces dernières années grâce à l’attraction touristique de la capitale. Les lieux touristiques importants autour de Paris bénéficient également de la proximité de la capitale. Les autres territoires qui ne peuvent offrir de grands centres d’intérêt doivent s’allier aux précédents pour créer des circuits, des liens d’intérêt touristique des partenariats et capter la clientèle. Il faut créer des partenariats, voire entre Offices de tourisme et même avec les offices parisiens.

    M. SETTERAHMANE, Maire-Adjoint de CLICHY-LA-GARENNE (92) évoque la taxe de séjour qui accorde un financement aux communes et permet également de créer des liens avec les services hôteliers pour proposer aux touristes de passage des informations touristiques locales. Il suggère par ailleurs de développer le tourisme au niveau communal en proposant notamment aux nouveaux habitants un parcours de découverte de la commune et de son patrimoine. Il souligne qu’il est regrettable que la loi restreigne les déplacements hors territoire de la commune à trois déplacements par an. Ceci est selon lui un frein pour « démarcher » les éventuels touristes par une représentation extérieure de la commune.

    M. BERTET ne partage pas cet avis. Il a été observé que les Offices de tourisme et Syndicats d’initiative enregistraient un grand nombre d’adhésions motivées par les nombreux voyages proposés en dehors de la commune. Ceci ne correspond pas aux objectifs d’un Office de tourisme qui a pour vocation de faire venir les touristes sur son propre territoire. Il n’est pas question de concurrencer les agences de voyages et de favoriser une consommation extérieure par les habitants de la commune. Ce côté « réceptif » est de surcroît justifié par la subvention versée par la commune en faveur d’un travail d’accueil, d’information et de promotion de son territoire.

    M. PELLETANT évoque la mise en place au sein de la commission de « transversalités » en créant des réseaux de communes qui développent le tourisme autour de certains sujets : le moyen-âge, le jazz, l’impressionnisme… Il interroge M. BERTET sur l’intérêt de ce type d’expérience et les observations déjà relevées à ce sujet.

    M. BERTET confirme qu’il est très intéressant de tenter ce type d’expérience qui valorise plusieurs communes à la fois et permet d’obtenir des appuis du Comité départemental du tourisme grâce à un fond « FIAP ». Dans les Yvelines, existent déjà le parcours des villes royales, la route des écrivains, la route des musiciens, les impressionnistes… Il est extrêmement important que des communes limitées en patrimoine puissent s’associer autour d’un projet et voire même s’associer à Paris. Le Président de l’Office de tourisme et des Congrès de Paris, M. Jean-Claude LESOURD, s’est déjà déclaré particulièrement intéressé par ce type de rapprochement. Il faut mutualiser les services pour être plus forts.

    M. PELLETANT revient sur l’accès à la Fédération. Comment devenir membre ?

    M. BERTET précise qu’il convient d’acquitter une cotisation à la FNOTSI pour bénéficier de l’ensemble des services notamment accès au site internet ; puis une cotisation à son UDOTSI ; l’UDOTSI cotise à la FROTSI.

    M. PELLETANT remercie M. BERTET et Mme d’ABBOVILLE pour cette visite et cet échange particulièrement intéressant. M. BERTET précise qu’il interviendra lors du salon de la nouvelle ville, en première partie de l’atelier du CRT pour la remise d’un prix d’accueil, avant la remise des trophées des villes et villages fleuris », le mardi 7 avril prochain.

    M. PELLETANT informe les membres de la commission de la création d’une sous-commission des communes jazzy d’Ile-de-France. Une première réunion s’est tenue à l’AMIF le 27/01/09 (compte-rendu en annexe) et la prochaine réunion devrait avoir lieu fin avril. Les membres de la commission et de la sous-commission recevront une convocation prochainement.

    Parmi les informations également communiquées à la commission : le rapport du CESR sur l’accueil touristique en Ile-de-France (adressé par mail à l’ensemble des membres de la commission) qui peut être consulté sur le site du CESR : www.cesr-iledefrance.fr ; le nouveau site du CRT qui met en valeur tous les évènements culturels et touristiques de la région Ile-de-France : www.nouveau-paris-idf.com .

    M. PELLETANT évoque les Assises de l’AMIF et souhaiterait, peut-être au cours des prochaines années, pouvoir rendre compte des travaux de la commission aux élus de la région, dans le cadre d’un atelier. M. PERNES interrogé à ce sujet, suggère qu’une demande soit adressée au CRT pour éventuellement organiser ensemble une telle rencontre.

    M. PELLETANT informe la commission de travaux effectués sur sa commune, en sous-œuvre dans les fondations de l’église ; Ce travail est particulier et prévoit notamment de ne pas toucher au domaine archéologique. Il propose que les membres de la commission soient invités prochainement à une présentation des travaux avec l’architecte en chef des bâtiments de France et un représentant de la DRAC qui pourrait expliquer le mode de financement des projets de ce type.

    Par ailleurs, il revient sur la création de la Fondation évoquée lors de la précédente réunion, dont le but est de collecter des fonds privés ou d’entreprises pour financer des réhabilitations de patrimoine. Deux options possibles : soit adhérer à une fédération de fondations, soit créer une fondation. Il convient dans un premier temps d’identifier des projets auprès de maires pour la constitution d’un dossier ; puis d’opérer un démarchage d’entreprises susceptibles d’être intéressées par ce projet. M. PELLETANT souhaiterait pouvoir évoquer ce projet auprès des entreprises partenaires de l’AMIF (AMIF ENTREPRISES).

    M. PELLETANT remercie enfin les membres de la commission pour leur présence et clôt la réunion.

    Compte rendu de la Conférence : Les communes Jazzy d’Ile-de-France


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