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    Compte-rendu de la réunion du lundi 5 février 2007
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  • de 14 h 00 à 16 h 30
  • M. PELLETANT remercie les représentants du COMITE REGIONAL DU TOURISME pour avoir accepté de recevoir la Commission PATRIMOINE ET TOURISME de l’AMIF dans leurs locaux et rappelle l’ordre du jour de cette réunion :

  • -  échange avec M. Jean-Pierre BLAT, Directeur Général du Comité Régional du Tourisme Paris Ile-de-France ;

    - Intervention de M. Gérard COUTE, Vice-Président de la Fédération Française de Camping Caravaning, Maire-Adjoint de BALLAINVILLIERS (91) et de Mme Fabienne PIONNEAU, Directrice Générale de la FFCC, au cours de laquelle seront abordés les thèmes suivants :

    . Présentation de la Fédération Française de Camping Caravaning ; .Tourisme et stationnement des camping-cars.

    - questions diverses.

    Après un rapide tour de table pour permettre aux membres de la commission de se présenter, le Président cède la parole à M. BLAT.

    M. BLAT souhaite la bienvenue aux élus. Il souligne l’importance de leur présence en ces lieux : le CRT est un organisme financé à 97 % par la Région et ses activités doivent être mieux connues. Il rappelle des actions de promotion entreprises en collaboration avec les communes de Sannois (musée Utrillo ou musée de la boxe), Dourdan (Michel Audiard) et Milly-la-Forêt (partenariat avec le Comité départemental du tourisme de l’Essonne).

    Le CRT a pour vocation première de réaliser la promotion et la communication en faveur de la destination touristique. Il doit également définir la stratégie touristique de la région Ile-de-France en participant à la réalisation du schéma régional du tourisme redéfini tous les dix ans. Il n’exerce pas d’activité commerciale et ne reçoit pas le grand public.

    L’organisation du CRT se décompose en :

    - Une unité fonctionnelle : pôle d’information, pôle ressources humaines et administratif, pôle finances et comptabilité, pôle ingénierie ;

    - Une unité opérationnelle :

    . la Direction du marketing qui s’intéresse aux études, aux observations et au développement, recensement de l’offre, tri, sélection et mise en avant à travers les différents supports ;

    . Un pôle promotion est uniquement dédié aux professionnels (Tour-opérateurs, agences de voyages) afin de connaître l’exhaustivité sur le marché étranger et français des professionnels qui commercialisent Paris et l’Ile-de-France.

    . la Direction de la communication s’articule autour de deux axes le « Web » et les autres supports (campagnes, publi-rédactionnels, édition).

    La politique d’action du CRT a été réorientée ces dernières années. L’approche initiale quasi exclusive des franciliens s’est élargie à une vision internationale. L’objectif du développement économique et de la création d’emplois a motivé la volonté d’attirer et retenir les touristes étrangers sur la région. L’ouverture du MAC/VAL (Musée d’Art Contemporain du Val-de-Marne), du Musée des Arts Premiers, de la Cité de l’Architecture témoigne du dynamisme qui contribue à rénover l’image de notre destination touristique. La promotion de l’Ile-de-France doit s’appuyer sur Paris, sauf pour le marché des franciliens et des Parisiens. Ces derniers ne tendent pas à organiser leurs projets de week-end à travers Paris mais sont davantage intéressés par un tourisme vert en Ile-de-France.

    L’Ingénierie regroupe l’ensemble des actions du CRT en lien avec des politiques publiques ou régionales : « Tourisme et handicap », « Baromètre qualité », « Concours des Villes fleuries » et opérations de marketing. Ces opérations visent à souligner la qualité de vie des franciliens mais l’impact touristique en est faible

    Un travail est également effectué en collaboration avec la Région concernant les politiques de coopération décentralisée.

    Une collaboration avec les « Logis de France » permet de travailler sur l’hébergement. Il est nécessaire de participer à adapter les aides publiques à la demande et l’évolution des modes de réservation fait craindre des difficultés dans le secteur de l’hôtellerie indépendante (de plus en plus de réservations sont effectuées sur internet et les hôtelleries « familiales » ne sont pas encore prêtes à cette évolution).

    Sur les quinze dernières années, la progression du parc hôtelier en petite et grande couronne est de 109 % ; le nombre de chambres d’hôtels a doublé. Dans le même temps, le parc hôtelier sur Paris a progressé d’environ 10 %.

    Un travail important reste à effectuer pour faciliter la promotion de sites connus d’Ile-de-France. Le site d’Auvers-sur-Oise, par exemple, mondialement connu grâce à Van Gogh est d’un accès difficile et ceci décourage les touristes. Une collaboration avec la SNCF a permis la mise en service de trains supplémentaires pour en faciliter l’accès. Les départements franciliens disposent d’un énorme potentiel. Il est possible d’articuler la visite de ces richesses autour de parcours à thèmes comme « le Moyen-Age » (Cluny-Provins-Vincennes)…

    Pour conclure, M. BLAT souligne le peu d’intérêt porté au secteur du tourisme jusqu’à ces dernières années. Une récente prise de conscience a aujourd’hui permis de s’intéresser au caractère identitaire d’un territoire : culture, image, évènementiel et au développement économique en jeu.

    Les moyens publiques en matière d’observation sont faibles et rendent l’analyse difficile. De ce fait, l’orientation des moyens de promotion est délicate. Le CRT doit regrouper les éléments qui permettront d’orienter l’offre ; à cet effet, il est nécessaire d’analyser la demande et les attentes. M. PELLETANT remercie M. BLAT pour cette présentation et propose un échange sur les différentes questions que peuvent se poser les membres de la commission.

    M. LAGUES-BAGET, Maire de CHAMPEAUX (77) s’interrroge sur les rapports de travail entre le CRT et les départements.

    Il est en effet remarqué que de nombreux acteurs interviennent dans le secteur du tourisme sans que leur mission et l’articulation de leur travail soient clairement établies.

    M. BLAT souligne l’absence de structuration dans ce secteur d’activité qui confirme la démultiplicité des intervenants. L’Etat a compétence sur la promotion de l’ensemble de la destination « France » à l’international. Le CRT a compétence sur la promotion de la région. Le département a compétence sur la promotion du département. L’Office de tourisme est compétent sur la ville mais peut décider d’ignorer les opérations marketing des précédents, aucune hiérarchie n’étant établie.

    L’Ile-de-France compte 8 départements, donc 8 CDT.

    Les 3 CDT de la petite couronne sont les trois derniers créés. Celui de la Seine et Marne est un outil de développement reconnu qui entretient de bons rapports avec le CRT. Le CDT des Yvelines fonctionne plutôt bien également. L’Essonne est pénalisée par un manque d’attraits touristiques et de sites fédérateurs. Le CDT des Hauts-de-Seine est récent et il lui manque une définition de stratégie en matière de priorités. Il serait nécessaire d’exploiter les secteurs de Sceaux, Rueil et La Défense. La Seine St Denis bénéficie de l’appropriation de lieux tels le Stade de France et la Cité des Sciences et de l’Industrie et pourrait également profiter du site du Musée de l’Air et de l’Espace en améliorant l’accès. Le Val de Marne a un CDT extrêmement récent et doit se positionner ; Le Musée d’Art Contemporain ne rassemble pas assez ; le site des bords de Marne axé sur un tourisme fluvial s’avère délicat et devrait viser le secteur des loisirs nautiques, à destination des franciliens. Le Val d’Oise est un territoire atypique, difficile d’accès au départ de Paris, avec des communes qui font des efforts (Auvers, Enghien etc…).

    La situation est inégale d’un département à l’autre et il semble impossible de fédérer les CDT. L’offre est trop diversifiée et ne peut convenir de façon égale d’un département à l’autre. L’attente du visiteur ne tient pas compte du découpage géographique. Une approche thématique est préférable à une approche institutionnelle. La promotion d’un thème, comme « les impressionnistes » ou « les villes royales », peut permettre d’intéresser simultanément plusieurs départements.

    M. PELLETANT s’interroge sur les éventuelles priorités du CRT pour les approches thématiques.

    M. BLAT confirme l’existence de priorités liées à l’évènementiel. En octobre 2005, un guide sur l’art contemporain a été édité avec « Connaissance des Arts » ; l’exposition « Cézanne Pisarro » du Musée d’Orsay a permis une opération commune avec Auvers et l’ensemble de la vallée des Impressionnistes ; En mars, un magazine sur l’architecture contemporaine sera publié et présentera des circuits liés à l’architecture contemporaine en Ile-de-France. La destination Ile-de-France n’est pas saisonnière et impactée par les vacances. Il faut donc que ses attraits permanents soient soutenus par l’évènementiel pour susciter le besoin de venir.

    M. PELLETANT souhaiterait connaître le fonctionnement du CRT en matière de calendrier prévisionnel et de communication vis-à-vis des autres instances.

    M. BLAT rappelle que les réunions annuelles du Conseil d’Administration et de l’Assemblée Générale obligent le CRT à définir un calendrier prévisionnel avec un plan d’action très précis. Pour cette année : Promotion de l’ouverture du Palais de Chaillot en mars ; une grande campagne à l’intention des britanniques pour promouvoir l’Ile-de-France dans le cadre de la coupe du monde de rugby et du départ du tour de France à Londres ; un partenariat avec Le Parisien permet l’édition chaque dernier vendredi du mois d’un petit fascicule « Bougez ! » à l’intention des franciliens, qui met en avant 30 évènements par mois qui se déroulent en Ile-de-France… L’achat de supports publicitaires (panneaux), les émissions télévisées (opération sur FR3 d’une diffusion quotidienne sur un site d’Ile-de-France en partenariat avec les CDT) ; avril-mai : les sports ; fin d’année : le design, les soldes, le shopping, la haute couture. Ce calendrier est porté à la connaissance de tous les partenaires intéressés dès la fin de l’année précédente. Quatre à cinq grands thèmes sont retenus chaque année.

    Mme FANJAS, 1er Adjoint au Maire de SANNOIS (95), attire l’attention sur la mission de « conseil » qui lui semble particulièrement intéressante pour le montage d’un dossier et s’est avérée utile dans le cadre du « label handicap ». Il est important d’avoir un interlocuteur « conseil » pour élaborer les projets.

    M. BLAT confirme qu’un chargé de mission a effectivement accompagné le « label tourisme handicap ». Cette mission de conseil s’exerce sur chaque dossier mais est étendue. Le CRT a notamment été sollicité pour un conseil sur la question de l’accueil et de l’information touristique dans les musées départementaux de Seine et Marne. La notion de conseil ne se limite pas à de l’ingénierie ; on peut, par exemple, recommander à un partenaire un support pour sa campagne.

    Les membres de la commission s’interrogent sur le choix des thématiques : qui définit et valide ces choix ? N’y a t’il pas de concertation entre la région, les départements… ?

    Le CRT a son propre plan d’action dont le Conseil d’Administration définit les orientations. Ce Conseil d’Administration est composé d’environ 50 % de Conseillers régionaux, 50 % de professionnels du Tourisme (public ou privé). Le CRT accompagne les CDT en matière de promotion, de communication, de valorisation, dans les projets qui peuvent dépasser le cadre départemental et s’inscrire à l’échelon régional, mais il ne s’immisce pas dans les projets et n’en assure pas le pilotage. Un office de tourisme peut également être aidé par le CRT dans une initiative, dès lors qu’il en fait la demande et que celle-ci semble pertinente.

    M. ALLAIRE, Adjoint au Maire de GUILLERVAL (91), ancien Président du CDT de l’Essonne, souligne qu’il est important d’envisager le tourisme comme facteur économique. Il partage le point de vue de M. BLAT et considère qu’il ne faut pas fédérer les CDT : chaque département a sa spécificité et donc sa propre réflexion, son orientation… . Il est plus judicieux de s’appuyer sur l’évènementiel.

    Il souhaite exprimer deux remarques :

    -  les offices de tourisme ont pour vocation l’accueil et l’information, pas la vente. Comment assurer la performance sans avoir accès à la vente ?
    -  à l’échelle des villes et des communes, les offices de tourisme n’ont pas le même poids.

    M. BROSSON, Maire-Adjoint d’ISSY-LES-MOULINEAUX (92), Président de l’Union Départementale des Hauts-de-Seine, intervient sur l’exemple des initiatives locales qui prennent une dimension départementale et un intérêt régional. Il cite l’exemple de la Foire de Paris qui reçoit entre 700 et 800 000 visiteurs quasi excluvisement de l’Ile-de-France. Les Hauts de Seine occupent un stand lors de cette manifestation, tenu par des bénévoles et sont amenés à diffuser sur ce stand des documentations concernant d’autres départements. Une présence de l’Ile-de-France lors de cette manifestation serait souhaitable.

    Concernant les Tour-opérateurs, M. BROSSON s’interroge sur l’éventuelle diffusion aux touristes d’informations concernant l’Ile-de-France. N’ont-ils pas uniquement accès à une information sur Paris intra-muros ?

    M. BLAT revient sur la commercialisation : une loi de 1992 stipule que les organismes publics sont autorisés à produire, puis commercialiser des produits touristiques à condition qu’ils ne soient pas déjà présents sur le marché. Actuellement, c’est l’inverse qui est observé : tous les organismes publics commercialisent des produits déjà présents sur le marché. Ceux qui ne sont pas présents sur le marché n’ont pas de clientèle. Ils ne sont pas exploitables, sauf à perte. Cette loi est désuète et il serait nécessaire d’agir à ce sujet. Par ailleurs, il s’élève contre l’intégration des Agences de voyages au secteur du tourisme ; ces dernières ont une vocation commerciale et ont pour but de faire partir les parisiens et les franciliens vers d’autres destinations. Il est nécessaire de créer des liens avec les tour-opérateurs et agences de voyages étrangers implantés en France : 70 % de l’offre française présentée à l’international concerne Paris ( 15 % pour la montagne et 15 % pour la région PACA) et est stéréotypée : Montmartre, une hôtellerie ciblée, des tours de ville organisés par quelques tour-opérateurs… Il faut proposer une diversification en direction de l’Ile-de-France en collaboration avec des autocaristes ou la SNCF.

    Concernant les différents salons parisiens, comme la Foire de Paris, M. BLAT reconnaît être intéressé par une représentation régionale.

    Un membre de la commission interroge M. BLAT sur le rôle exercé par le CRT dans les conseils d’orientation des lycées concernant les métiers du tourisme. Ce dernier souligne que le tourisme est un secteur d’activité de plus en plus courtisé. On compte actuellement, dans le secteur du tourisme, environ 15.000 jeunes diplômés de niveau BAC +5 par an, pour 1.500 emplois offerts. 17.000 emplois dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, y compris des emplois de BAC + 3 à BAC + 5, ne sont pas pourvus. Il conviendrait de décaler les formations de gestion culturelle et touristique vers la gestion hôtelière pour rééquilibrer l’offre et la demande. Le CRT n’a pas de rôle défini à ce niveau mais essaye de relancer le sujet pour organiser une concertation régionale.

    M. LAGÜES-BAGET souligne la difficulté rencontrée par les communes disposant d’un patrimoine en mauvais état pour développer le tourisme.

    Mme PARANT, Maire de BOURRON-MARLOTTE (77) rappelle la possibilité offerte par la région de créer des « emplois tremplins ». Cette possibilité a permis à des petites communes, en se réunissant, de développer des projets liés au tourisme.

    M. BLAT précise que les fonds européens de développement des territoires, à destination du tourisme, ne sont pas complètement utilisés (600.000 € pour cette année) et qu’il conviendrait de s’y intéresser.

    M. PELLETANT interroge M. BLAT sur les intentions du CRT à l’égard d’internet. Le site actuel du CRT est axé sur l’information, à destination des franciliens. Il est prévu de s’adresser au monde entier pour promouvoir la région à partir de l’évènementiel. Il faut que l’internaute puisse accéder à des liens qui lui permettent des réservations en ligne. Une évaluation liée à l’utilisation de ce site et de ses liens permettra une analyse de la demande.

    M. PELLETANT remercie M. BLAT pour son intervention et cède la parole aux représentants de la Fédération Française de Camping Caravaning.

    M. COUTE, Vice-Président de la Fédération Française de Camping Caravaning, et Maire-Adjoint de BALLAINVILLIERS (91), témoigne d’une utilisation de plus en plus large des véhicules improprement nommés « camping-car ». La législation retient pour dénomination exacte « autocaravane » Après une présentation de la FFCC par Mme PIONNEAU, M. COUTE interviendra sur l’accueil des camping-cars dans les communes.

    Présentation de la FFCC

    Le camping est actuellement le premier mode d’hébergement touristique marchand, premier parc en Europe avec 41 % des terrains de camping, deuxième parc au rang mondial. On compte 9.000 terrains de camping en France classés de 1 à 4 étoiles et un potentiel de 5.000.000 de campeurs français et 2.000.000 de campeurs étrangers. La FFCC est une association créée en 1938, reconnue d’utilité publique en 1973.Elle est le porte-parole de l’ensemble des campeurs, caravaniers, camping-caristes et utilisateurs d’hébergements locatifs auprès des pouvoirs publics et des professionnels du tourisme. Elle regroupe une centaine de clubs qui proposent des activités aux campeurs.

    Ses engagements :

    -  satisfaire les campeurs en exprimant auprès des acteurs institutionnels et professionnels du tourisme le point de vue des consommateurs et mettre à leur disposition ses compétences techniques pour favoriser le développement du camping.
    -  Renseigner les campeurs sur leurs droits et leurs devoirs, les aider à préparer leurs vacances ;
    -  Participer à l’aménagement et à la gestion des structures d’accueil ;
    -  Engagements en faveur de l’environnement et de la citoyenneté pour inciter ses adhérents à un comportement citoyen ;
    -  Engagement social : promouvoir et inciter à l’intégration des personnes handicapées dans les terrains de camping ;
    -  Satisfaire ses clubs d’affiliés.

    La FFCC compte des bénévoles dans tous les départements. Ils interviennent auprès des délégués départementaux dans les CDAT (Commissions départementales de l’action touristique) pour traiter notamment du classement d’un camping en donnant l’avis des consommateurs et ont un rôle de correspondant en communication en représentant la FFCC dans les manifestations locales ou dans les échanges avec la presse locale et départementale. Des comités régionaux regroupent l’ensemble des forces vives de la FFCC au niveau régional.

    Depuis 2001, de nombreux adhérents directs à la FFCC rejoignent l’association dans un esprit d’indépendance lié à une recherche d’informations et de partage d’avantages. Les ressources de la FFCC sont composées des cotisations des adhérents directs, des cotisations d’associations de camping-caravaning. L’information à destination de ses adhérents repose sur de nombreuses publications (annuaire, guides des campings de France, des aires d’étapes, des parcours, des avantages, magazine semestriel « liaison FFCC »…) et sur le site internet de la Fédération.

    M. COUTE intervient sur l’accueil des camping-cars.

    On a enregistré 20.000 immatriculations en 2005 et on recense, en 2006, 180.000 français qui possèdent un camping-car. On estime le parc européen à plus de 500.000 véhicules.

    Le profil du camping-cariste français :

    - 66 % des personnes ont plus de 50 ans ;
    - 60 % sont des couples ;
    - 40 % sont des familles ;
    - 27 % résident en région parisienne.
    - 92 % visitent la France ;
    - le camping-cariste effectue en moyenne 11.000 km/an ;
    - 80 % partent en week-ends ;
    - Plus de 80 % sont amateurs du patrimoine naturel et historique ;
    - 61 % des camping-caristes font leurs courses dans les grandes surfaces ;
    - 44 % font leurs courses dans les petits commerces ;
    - 30 % vont au restaurant deux ou trois fois par semaine ;
    - 35 % dépensent plus de 4.000 € par an pour leurs loisirs.

    La gestion et l’accueil de cette clientèle s’inscrit aujourd’hui au cœur des enjeux économiques locaux.

    La réglementation Un camping-car est considéré comme un véhicule ordinaire : moins de 3.5 T c’est un véhicule particulier ; plus de 3.5 T c’est un poids lourd. Il est soumis aux règles de stationnement et de circulation du véhicule correspondant. Une municipalité ne peut interdire la circulation et le stationnement d’un camping-car, sauf manquement à la sécurité constaté. Un camping-cariste qui fait preuve d’une action de camping (installation extérieure de chaises, d’un auvent, d’une table…) est soumis aux mêmes règles que les caravanes.

    Les équipements en France

    -  des aires de services payantes ou gratuites, permettent le ravitaillement en eau et une évacuation des eaux usées. On les trouve sur les parkings d’autoroutes, dans certaines stations services, sur les parkings de super-marchés, dans les campings, les villes ou les villages à l’initiative des municipalités.
    -  des aires de stationnement permettent un séjour gratuit ou payant (4 à 8 € par 24h) de 24 à 48 h soumises aux règles de stationnement dans les collectivités (stationnement inférieur à 7 jours).
    -  des aires construites à l’entrée des campings. Elles sont insuffisantes et il faudrait inciter les gestionnaires des terrains à en prévoir davantage. Ces aires n’entrent pas dans les quotas du terrain, 10 % d’emplacements supplémentaires sont autorisés au camping.
    -  l’action « stop accueil camping-car » promue par la FFCC : accord avec des campings qui s’engagent à accueillir les camping-cars à un tarif préférentiel pour une nuit. Opération lancée en 2003 : 521 campings partenaires de la FFCC aujourd’hui.
    -  des emplacements dans les campings ;
    -  des étapes chez les vignerons, agriculteurs qui font partie du réseau « France passion » (accueillent les camping-caristes et proposent leurs produits à la vente).

    La FFCC édite un guide à l’usage des communes, pour leur permettre de créer une aire d’accueil de camping-cars. Des aides peuvent être dispensées par les Conseils Généraux et Régionaux. Une aire d’accueil doit comporter une alimentation en eau et un système d’évacuation pour les eaux usées, accessoirement l’électricité. Il est préconisé de concevoir des aires payantes afin de forcer le respect des équipements. La confusion avec l’accueil des gens du voyage peut-être évitée en concevant des aires de petite dimension (accueil de 4 à 6 véhicules) avec un stationnement en « dents de scie » agrémenté d’espaces verts, pour empêcher la succession de véhicules. M. PELLETANT remercie M. COUTE et Mme PIONNEAU pour leur intervention. Il aborde enfin la dernière partie de la réunion et informe qu’il a récemment rencontré les représentants de deux organismes d’état : le « MONUM », qui gère une centaine de monuments nationaux et « la Réunion des musées nationaux » qui regroupe environ 35 musées. Ces derniers ont manifesté leur intérêt pour rencontrer les membres de la commission « Patrimoine et tourisme » de l’AMIF. La prochaine réunion pourrait être organisée en concertation avec l’un de ces organismes.

    Il est précisé que suite à la précédente réunion de la commission, un article paru dans le magazine « Maires en Ile-de-France » a malencontreusement modifié les propos de M. LAGUËS-BAGET. En effet, ce dernier avait dénoncé un manque de transparence et une manière arbitraire de versement des subventions de l’Etat. L’article litigieux fait mention des subventions du Conseil Général. M. LAGUËS-BAGET qui entretient de bon rapport avec les représentants du Conseil Général a été très affecté par cette erreur. Un erratum est prévu pour la prochaine parution dudit magazine.

    Il est rappelé par ailleurs que le formulaire d’enquête joint au précédent compte-rendu de la commission n’a fait l’objet que de peu de retours ; ce formulaire n’est donc pas exploitable. Il serait souhaitable de pouvoir recenser les différentes initiatives des communes pour permettre de confronter les expériences et les membres de la commission sont invités à communiquer ces informations.

    Deux candidatures à la Commission Régionale de l’Action Touristique ont été transmises à M. PELLETANT : celle de M. LAGUËS-BAGET, Maire de Champeaux et celle de M. ORCEL, Maire de MILLY-LA-FORET.

    M. DARDE interroge M. PELLETANT sur la réforme du code du tourisme concernant le classement des communes et des sites. Il souhaiterait connaître le mode d’obtention de ce classement. M. PELLETANT doit rencontrer des interlocuteurs du Ministère et saisira l’occasion pour tenter d’obtenir les informations utiles.

    M. PELLETANT remercie l’ensemble des participants à cette réunion et clôt la séance.