• article precedent
    Compte-rendu de la réunion du jeudi 16 novembre 2006,
    article suivant
  • de 9h30 à 11h30
  • ORDRE DU JOUR :

    · La gestion des cours d’eau dans le SDRIF et sa révision en présence de Mlle KAHN, collaboratrice de Mme FERRI, Vice présidente du Conseil Régional d’Ile-de-France.

    · La mise en place des PPRI dans les départements.

    · Le risque inondation dans la définition des Plans de sauvegarde.

  • Le Président de la commission, M. AUDOUBERT, remercie l’ensemble des participants pour leur présence et donne lecture de l’ordre du jour.

    Il fixe l’objectif d’élaboration d’un plan de travail qui ne doit pas aller au-delà de janvier 2007 du fait de l’immobilité attendue en vue des élections.

    Ce plan de travail s’organisera autour de 2 principaux dossiers :

    -  dans un premier temps les modalités d’action du SDRIF et sa révision
    -  dans un second temps la concertation de l’avis des élus sur la définition des plans de sauvegarde.

    L’ensemble des participants s’accordent à dire que les premiers échanges avec Mme MERLY, Préfète et Secrétaire Général de la zone défense de Paris, sur les plans de sauvegarde ont été encourageant et que cette dernière est « une très bonne interlocutrice », très disponible et à l’écoute des différents points de vue des élus.

    La date arrêtée pour le colloque est celle du 18 janvier 2007.

    1- La révision du SDRIF

    Le Président rappel le rôle majeur de la Seine au sein de la région parisienne mais souligne également l’importance des autres cours d’eau (Marne, Oise, vallée de la Bièvre, Grand et Petit Morin, etc.).

    La problématique des cours d’eau et de leur vallée suppose des enjeux économiques et écologiques autour de l’industrialisation, le transport et le tourisme. A titre d’exemple, une barge équivaut à elle seule 40 camions. Le transport de passagers est également, au-delà du fret, un élément à développer sur la Seine et les autres cours d’eau.

    Mlle KAHN, collaboratrice de Mme FERRI, Vice-présidente du Conseil Régional d’Ile-de-France, explique que pour la Région les fleuves et cours d’eau jouent un rôle central dans l’aménagement du territoire et qu’ils définissent son identité. Ces éléments renvoient à la question de la mixité fonctionnelle.

    Mlle KAHN propose la mise en ligne sur le site de la Région des comptes rendus réalisés suite aux quatre ateliers thématiques précédemment organisés. Le collège des présents accueille favorablement cette initiative.

    M. AUDOUBERT pense qu’il est nécessaire d’exploiter les cours d’eau selon trois axes :

    -  Relier la banlieue à Paris : les cours d’eau peuvent constituer une alternative aux transports en commun actuellement saturés.
    -  Relier la banlieue à la banlieue : il existe actuellement un déficit de transports inter-communes et la mobilité au sein de la banlieue en est complexifiée.
    -  Développer le transport commercial : sur le plan écologique (pollution moindre) et pratique (temps équivalent voire moindre que par le réseau routier car absence d’encombrement), le fret par voie navigable est une solution à promouvoir.

    Ces perspectives d’exploitation posent le problème du partage des cours d’eau qui ne sont pas propres à l’Ile-de-France.

    Ces éléments suggèrent deux réactions et interrogent sur la nécessité de continuer à étendre l’urbain :

    -  M. AUDOUBERT évoque un « affaiblissement de Paris ».
    - A l’inverse, M. ARNAULT, Maire-Adjoint de Bry-sur-Marne (94), parle du « tout pour Paris » et selon lui de l’absence de rôle dévolu aux provinces, ce qui est un échec de la décentralisation.

    Il faut aussi rendre Paris vivable sans dénaturer les voies naturelles.

    La gestion des cours d’eau suppose plusieurs enjeux à intégrer dans le SDRIF :

    -  Préserver les nappes phréatiques
    -  Contrôler la qualité de l’eau
    -  Maîtriser les flux d’eau : contrôle de la dérive des eaux qui s’accumulent à cause du bétonnage, évacuation des eaux pluviales, assainissement /traitement des eaux pluviales souillées (par la chaussée et les hydrocarbures par exemple) avant de les rediriger, etc.

    Des solutions sont évoquées :
    -  faire s’infiltrer ces eaux
    -  réutiliser ces eaux dans de nouvelles installations (lavage des voitures, arrosage public)
    -  créer des réserves pour une utilisation future
    -  autoriser les puisards dans les petites communes (interdits jusqu’à aujourd’hui)
    -  permettre un retour à l’utilisation balnéaire (renouveau des plages, aménagement des loisirs, facteur déterminant de la qualité des eaux)

    Tous ces éléments sont propres à l’urbanisme moderne : faire la « ville complète ».

    Les cours d’eau sont une chance, un relief se crée pour eux, ils permettent la diversité et la ville devient moins uniforme (par exemple, actuellement l’Essonne est totalement oubliée comme étant un cours d’eau).

    La révision du SDRIF est là pour souligner ces questions avec notamment la problématique essentielle du « rééquilibrage de l’Est parisien ».

    Elle doit être pensée selon les différentes zones du fleuve : aval, amont et la zone Paris. En aval par exemple la question de la possibilité d’augmenter le trafic se pose.

    En effet, il y est déjà très important et l’idée de barges de passagers en vue de soulager les transports en communs existants est intéressante mais limitée en nombre à cause du trafic sur cette zone.

    2- La mise en place des PPRI dans les départements

    Concernant le département du Val de Marne, MM. ARNAULT, Maire-Adjoint de Bry-sur-Marne (94), et THOMAS, Adjoint au Maire de Alfortville (94) s’accordent à dire que les PPRI sont un projet important car il est nécessaire de prendre en compte le risque inondation ; lequel est « bien réel ».

    Ils émettent un avis favorable sur le PPRI révisé du Val de Marne avec pour objectif futur de développer les études sur l’aménagement afin de prévenir les catastrophes liées aux inondations.

    Mme SOMMIER, Adjointe au Maire de Nanteuil-les-Meaux (77), explique que dans le département de Seine et Marne l’élaboration du PPRI a débuté en mai et que celui-ci est plus restrictif, notamment sur le volet assuranciel. En effet, les assureurs ne prennent plus en charge les nouveaux entrepreneurs. Mais reste autorisée la reconstruction. S’ajoute le problème de la dépréciation des biens immobiliers et des terrains qui deviennent invendables.

    D’un point de vue général, les PPRI sont perçus comme plus sévères afin de minimiser les recours et leur issue favorable.

    MM. BROSSON, Adjoint au Maire délégué à l’Environnement d’Issy-les-Moulineaux (92), et PERRIN, Maire-Adjoint délégué à l’Urbanisme, à l’Aménagement et aux Transports d’Issy-les-Moulineaux (92), n’émettent volontairement pas encore d’avis clair sur le PPRI des Hauts-de-Seine car celui-ci est en cours d’élaboration.

    M. MARTIN, Maire-Adjoint du Mesnil-le-Roi (78), exprime pour le département des Yvelines le sentiment commun à celui du département de Seine-et-Marne d’un durcissement des PPRI.

    3- Le risque inondation dans la définition des Plans de sauvegarde

    Une remarque s’impose : les risques restent géographiquement limités. Les villes qui ont commencé leur élaboration s’en sortent bien. Elles soulignent qu’il est impossible de régler certaines questions sans intervention de l’Etat, par exemple concernant les effectifs de police à mobiliser si une catastrophe se déclare ou la constitution de réserves alimentaires.

    L’achèvement des Plans de sauvegarde est prévu pour 2007 en théorie. Il semble toutefois impossible d’envisager de respecter cette échéance concernant le plan « inondation » du fait de la nécessaire collaboration de l’Etat pour adapter les Plans de sauvegarde.