




































Présidée par Bernard Gauducheau en présence de Claude Pernès, Président de l’A.M.I.F.
Cette première réunion a eu pour objectif de trouver un mode de fonctionnement pour la commission et un espace d’actions communes à tous les participants.
L’initiative de Bernard Gauducheau, Maire de Vanves (92), part du constat selon lequel le tissu social et économique de la cité s’articule autour des commerces, de l’artisanat et des entreprises. Or ces activités périclitent de plus en plus. Ces problèmes ne sont pas isolés, mais bien communs à la majorité des communes franciliennes, comme le prouve les témoignages des élus présents à cette première réunion. Le principal objectif de cette initiative sera donc de remettre les problématiques du commerce de proximité sur le devant de la scène.
Pour cela, cette commission adoptera une démarche prospective afin de prévoir les problèmes et les traiter au plus tôt. Désormais, les maires anticiperont au lieu de subir. Tous ensemble, ils mèneront la réflexion et éventuellement adopteront une attitude commune face à des difficultés identiques.
Bernard Gauducheau se présente avant tout comme animateur de cette commission qui a vocation à devenir un forum de discussion entre élus sur ces sujets.
Fonctionnement de la commission :
Il a été décidé que cette commission se réunirait trois fois par an pendant un après-midi, de préférence à la mairie de Paris (position centrale). Chaque membre de la commission sera informé par mail, c’est pourquoi, le Président a demandé aux participants de donner leur courriel à l’A.M.I.F. Bernard Gauducheau a écarté le recours à des sous-commissions afin de garder l’unité qui s’est dégagée lors de ce premier rassemblement, sauf peut-être pour distinguer les problèmes des zones rurales et urbaines. Lors de chaque réunion le temps de travail sera divisé entre l’audition de spécialistes institutionnels et /ou de professionnels du commerce, puis des débats.
Les membres de la commission seront contactés par l’A.M.I.F début 2006 (février) pour la prochaine réunion. La date sera validée dès 50 % d’inscriptions. Chaque réunion donnera lieu à un compte-rendu de synthèse envoyé par Internet et édité sur le site de l’A.M.I.F (www.amif.asso.fr).
Une veille presse (centralisée à l’A.M.I.F) sera établie en ce qui concerne les thèmes abordés par la commission. Néanmoins, compte tenu de l’impossibilité d’être exhaustif, les membres de la commission qui détecteraient un article important pourront le faire suivre à l’A.M.I.F (glapeyre@amif.asso.fr).
Après un tour de table de présentation, plusieurs points sont ressortis des déclarations des participants.
Les problèmes communs :
Maîtrise de l’évolution du cœur de ville : Le centre-ville était autrefois le cœur des communes, mais il est de plus en plus délaissé par les commerces traditionnels qui préfèrent s’installer en périphérie pour divers facteurs tels que le prix du mètre carré ou les difficultés d’acheminement…)
Maintenir et faire venir les commerces de proximité dans la commune : toutes les communes sont unanimes ou presque, il est de plus en plus rare de voir un commerce repris. Une génération prend sa retraite mais elle n’est plus remplacée. Le commerce n’attire plus les jeunes générations.
Remplacer agences immobilières et banques par des commerces alimentaires et textiles : les sociétés de services prolifèrent accaparant les meilleurs emplacements et reléguant les commerces traditionnels (alimentaire et textiles) dans des lieux moins fréquentés. Le sentiment des participants est qu’il faut réguler cette situation pour contribuer à créer un équilibre dans le territoire communal.
Dynamiser les marchés couverts et découverts : les marchés ont perdu leur principale qualité (offrir de la qualité peu chère), il ne peuvent plus concurrencer les grandes surfaces ou autres superettes. De plus on retrouve le problème de l’absence de renouvellement générationnel.
Gérer les retraitements des déchets induits en ville par les activités commerciales
Se positionner face à la création d’un centre commercial : les maires doivent-ils encourager ou non la création d’un centre commercial, comment dialoguer avec les gérants dans le souci de l’intérêt public ?
Faire face au commerce communautaire et aux effets induits : comment se positionner face à ces pratiques ?
Gérer la relation avec les commerçants (et les associations de commerçants) : Quel est le rôle du Maire ? Les Maires doivent-ils se substituer aux commerçants pour créer des animations ? Quels sont leurs pouvoirs et leurs responsabilités dans ce domaine ?
Faut-il favoriser le développement des hypermarchés mixtes (avec galerie commerciale) ?
Comment obtenir des fonds du FISAC (Fonds d’Intervention pour les Services, l’Artisanat et le Commerce) ? Comment financer les démarches communales pour une amélioration de la situation commerciale ? Qui doit payer (mairie ou commerçants) ?
Peut on établir une charte déontologique entre le profit de la commune et la vie du village ? Définir un équilibre idéal entre commerces de proximité, centres commerciaux, relations public/privé.
Les pistes à explorer :
La solution de RUEIL-MALMAISON ou le manager de centre-ville. La gestion de la circulation (par exemple la création de zones réservées aux piétons ou meilleure accessibilité du centre-ville) et du stationnement (influence sur les tarifs de stationnement, création ou suppression de places) pourrait aussi permettre d’accroître l’attractivité de zone telle que le centre-ville, or la gestion de ces problèmes incombe directement au Maire qui trouve, là, un levier intéressant pour favoriser ou non des zones d’activités définies.
voir le Communiqué de Presse :
"L’A.M.I.F planche sur les problèmes du commerce de proximité"








