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Accueil des représentants de la Cité de l’Architecture et du Patrimoine et présentation de cet établissement ;
Retour sur l’atelier organisé en partenariat avec la Commission du film d’Ile-de-France, dans le cadre des Assises de l’AMIF, le 15 avril dernier, au Parc Floral de Paris.
Il effectue un historique des travaux de la commission depuis sa création en octobre 2006 et après un tour de table pour présenter les participants à la réunion, il propose à M. Jean-Marie GUINEBERT, Directeur communication et partenariats de la Cité de l’Architecture et du Patrimoine, de prendre la parole.
M. GUINEBERT remercie l’AMIF pour cette invitation qui lui semble particulièrement intéressante au regard des travaux menés par cette Association dont il a pu observer l’efficacité notamment dans le cadre du projet du Grand Paris. Il précise qu’un prochain partenariat entre l’AMIF et l’Ecole de Chaillot serait très apprécié.
La CITE DE L’ARCHITECTURE ET DU PATRIMOINE (www.citechaillot.fr), présidée par François de MAZIERES, et installée au Palais de Chaillot, est un établissement public à caractère industriel et commercial créé en juillet 2004, sous l’égide du Ministère de la Culture et de la communication.
Elle a pour vocation d’intéresser le public à l’architecture, au patrimoine et à l’espace de la ville et s’organise en trois départements :
Un département dédié à l’architecture contemporaine : l’Institut Français d’Architecture (IFA) « lieu de réflexion, d’exposition et de mémoire de l’architecture du XXè et XXIè siècle »
Un département formation : l’Ecole de Chaillot ;
Un département voué au patrimoine : le Musée des Monuments français
auxquels s’ajoutent une bibliothèque accessible à tous les publics et un centre d’archives d’architecture du XXè siècle.
La Cité souhaite valoriser l’architecture sous toutes ses formes, accueillir le public le plus large possible, et être un lieu de ressources pour l’ensemble des professionnels de l’architecture, dans le sens le plus large (architectes, maîtres d’ouvrages, élus et collectivités…). Des conférences et des rencontres sont organisées à l’intention de ces différents publics et favorisent notamment les dialogues entre architectes et commanditaires. Ainsi, l’architecte Jean NOUVEL, M. Alain JUPPE, les Maires de Lyon et de Nancy ont été accueillis dans le cadre du cycle de conférences « défis de ville » où une rencontre entre un maire et un architecte urbaniste est organisée pour débattre sur un projet exemplaire.
La réussite d’un projet architectural et urbain procède avant tout d’un dialogue entre le commanditaire et l’architecte.
M. de MAZIERES, Président de la Cité de l’architecture est également Maire de Versailles et en sa qualité d’élu se montre très attaché au dialogue entre les élus et les urbanistes.
Dans cet esprit, le cycle de formation « architecture et maîtrise d’ouvrage » (CAMO) lancé il y a trois ans, en partenariat avec l’AMO (Architecture et Maîtres d’Ouvrage), Association présidée par Bernard ROTH, est destiné aux maîtres d’ouvrage publics ou privés afin de les sensibiliser à la qualité architecturale et urbaine et favoriser un dialogue avec les architectes.
Des expositions temporaires sont également construites et proposées en partenariat avec les Collectivités.
La Cité s’est également fortement impliquée dans les travaux menés pour l’élaboration du projet du Grand Paris.
La Cité de l’architecture et du patrimoine reste une structure de taille modérée (140 personnes environ et un budget d’action de 17 millions d’Euros) mais dont la jeunesse confère un réel dynamisme et une forte ambition de réussite qui s’appuie sur de nombreux projets.
M. GUINEBERT propose à Mme Béatrice ROEDERER, Chargée de mission pour les nouvelles formations de l’Ecole de Chaillot, de présenter les cycles de formation de l’Ecole (cf annexe 1).
L’Ecole de Chaillot compte 10 personnes sur les 140 personnes des effectifs de la Cité, qui assurent :
d’une part la formation permanente (formation des architectes du patrimoine pour un exercice dans le domaine libéral lié au patrimoine, ou se destinent aux Monuments historiques, ou encore au métier d’Architecte et urbaniste de l’Etat (AUE) ;
d’autre part la formation post-concours des AUE.
Afin d’élargir son public et de s’investir davantage dans la valorisation du patrimoine, l’Ecole dispense de nouvelles formations : cours publics d’histoire de l’architecture, CAMO…
La philosophie de l’Ecole s’attache à un dépassement de l’objet patrimonial pour entrer dans le contexte urbain, social et environnemental ; donner à voir des exemples satisfaisants ; favoriser la connaissance par des échanges. Elle souhaite inventorier une territorialisation des besoins en matière d’information et de ce fait un rapprochement avec les élus et les collectivités locales est recherché.
M. PELLETANT propose aux participants de poser d’éventuelles questions et d’envisager les modalités d’un futur partenariat avec la Cité de l’Architecture et du Patrimoine. Quelle proportion d’élus participe aux formations CAMO ?
Pour cette année, 1/3 environ des effectifs sont constitués de personnel public, pas nécessairement des élus.
Mme WOJTAS, Conseillère municipale de Dammarie-les-Lys (77) : quel est le coût et la prise en charge possible d’une formation ?
Le coût est de 2.300 € pour l’année ; une prise en charge est possible par les entreprises et les organismes de formation. L’an passé, la formation destinée aux élus était de 400 € la journée pour les communes de + 10.000 habitants et 300 € pour les communes de moins de 10.000 habitants.
M. DROUHIN, Maire de Flagy (77), rappelle que les collectivités peuvent s’entourer des informations et conseils de l’ABF (Architecte des Bâtiments de France), des CAUE (Conseils d’architecture, d’urbanisme et d’environnement), et des Universités pour tous. Il souligne cependant que les Universités pour tous d’Ile-de-France ne sont pas suffisamment averties dans ce domaine, contrairement à d’autres régions, comme l’Yonne, qui lui semblent plus dynamiques. Il souhaiterait également une mise en place de pôles d’excellence, comme à Provins, qui permettrait d’accéder à des financements de projets.
M. GUINEBERT précise que de nouveaux accès à des données d’informations et de ressources seront bientôt mis en place par internet.
Concernant un partenariat prochain avec l’AMIF, M. PELLETANT et M. GUINEBERT, proposent d’organiser en septembre 2010 un débat au sein de la Cité de l’Architecture et du Patrimoine, et de réfléchir d’ores et déjà au thème de ce colloque au cours duquel les élus pourront entrer en contact avec les professionnels de l’architecture et visiter la Cité.
La problématique pourrait s’intéresser, par exemple, aux relations entre les élus et leur ABF.
M. MOUNOURY, Maire des Granges-le-Roi (91) approuve cette initiative et estime que peu de personnes parmi les élus sont réellement sensibilisées au domaine de l’architecture. La Maison de l’Architecture, dans l’Essonne, travaille à cette tâche.
M. PELLETANT rappelle qu’un autre aspect dans les relations des élus avec les architectes concerne les équipements nouveaux (choix créatifs, artistiques et contraintes financières).
M. DROUHIN souligne la nécessité de décloisonner les différentes étapes applicables à la réalisation d’un projet (démarches à effectuer auprès des architectes, ABF, DDEA, etc..) qui ne facilitent pas une approche novatrice. Ainsi, dans le cadre d’un contrat rural, trois projets dont la construction d’une mairie, prennent appui sur un mariage entre existant (vieux bâtiment) et nouvelles technologies et se heurtent aux multiples contraintes.
M. MOUNOURY souhaite que le thème du débat s’attache à mettre en évidence la diversité d’opinion sur la beauté architecturale au sein de la profession d’architecte.
M. GUINEBERT propose d’inviter au débat des jeunes architectes diplômés et évoque le concours des jeunes architectes et paysagistes qui valorise ces jeunes talents. Il suggère également de s’intéresser à la problématique de la conservation et de la transformation du patrimoine, avec les ABF ; de même on pourrait prendre en compte l’échelle territoriale : comment développer un projet en l’inscrivant dans une problématique territoriale ? (emboîtement des échelles) ; ou encore s’intéresser à la diffusion des projets : comment faire connaître et exposer ?
M. DROUHIN souligne la nécessité d’instaurer un débat accessible à tous et axé sur la « boîte à outils ».
M. GUINEBERT confirme qu’au-delà de ce débat, il faut envisager de répondre ultérieurement aux attentes qui seront mises à jour, en proposant des formations adaptées. Il est donc effectivement important que chacun puisse se sentir concerné et écouté.
M. PELLETANT revient sur l’implication des jeunes architectes et rappelle que les collectivités locales sont tenues de respecter la procédure des marchés publics ce qui leur laisse peu de latitude dans le choix des projets.
M. GUINEBERT propose une intervention de jeunes architectes au cours de la présentation d’une étude de cas concrète, afin de leur offrir la possibilité de s’exprimer.
M. PELLETANT suggère de s’intéresser d’une part à la création architecturale dans les communes en connexion avec le patrimoine existant, d’autre part au travail de collaboration entre élus et architectes d’un point de vue plus général.
La date du 23 septembre est proposée pour cette rencontre dont les modalités de mise en place restent à définir entre l’AMIF et la Cité de l’Architecture et du Patrimoine.
M. PELLETANT remercie M. GUINEBERT, Mme ROEDERER et Mme FOUILLOUX, son assistante, pour leur participation à cette réunion et aborde le second point à l’ordre du jour.
ATELIER TOURNAGES du 15 avril 2010
M. MARTINET, Directeur-Adjoint de la Commission du Film d’Ile-de-France, se déclare très satisfait du déroulement de cet atelier : une cinquantaine de participants a été observée, bien que le créneau horaire (en fin de salon) et l’absence de certains intervenants retenus au Conseil régional, n’aient pas facilité la tenue de ce débat. M. Pierre JOLIVET, auteur-réalisateur de renom, a répondu avec enthousiasme aux questions des participants à l’atelier et M. PELLETANT a aisément mené le débat entre le réalisateur, M. MARTINET et la salle.
M. MARTINET rappelle que l’outil prochainement proposé aux Maires d’Ile-de-France, le « Manuel de l’accueil des tournages » dont la présentation a été abordée lors de la précédente réunion de la commission patrimoine et tourisme de l’AMIF, ainsi que lors de l’atelier-débat, sera achevé d’imprimer au cours du premier semestre 2010.
Le premier manuel sera remis au Président du Sénat et Maire de Rambouillet, Gérard LARCHER ; une diffusion à l’ensemble du territoire régional suivra progressivement.
Lors des réunions de présentation du manuel aux communes, la presse locale sera informée pour amorcer un processus de veille de la presse par rapport à l’accueil des tournages futurs.
M. PELLETANT remercie M. MARTINET pour son intervention.
Enfin avant la clôture de cette réunion, il précise que la commission patrimoine et tourisme sera invitée à se réunir le 21 septembre prochain à Montfermeil, pour une journée de visite du patrimoine communal et une réunion de travail. La convocation avec un ordre du jour plus précis sera adressée aux membres de la commission en temps opportun.









