






































EN PRESENCE DE :
ALBENQUE Christian, Directeur général adjoint culture et affaires scolaires de Corbeil-Essonnes (91)
CAMPENON Hervé, Maire de La Chapelle Iger (77)
CARRARA Catherine, Conseillère municipale de Montfermeil (93)
DROUHIN Jacques, Maire de Flagy (77)
GUNTZBURGER José, Conseiller municipal de Fontenay-aux-Roses (92)
JEANNES Jean, Délégué environnement de Perigny-sur-Yerres (94)
LE SAUX Eve, Chargée des projets du pôle histoire de Corbeil-Essonnes (91)
MAUCUIT Sylvie, Coordinatrice des animations et partenariats culturels de Corbeil-Essonnes (91)
PARAN Michèle, Auditrice de Mareil Marly (78)
POUSSINEAU Françoise, Maire de St Arnoult-en-Yvelines (78)
SMADJA Ninette, Conseillère municipale de Rosny-sous-Bois (93)
Monsieur Loïc de COURLON, bénévole pour l’Association des Amis de Pierres d’Histoire en charge de l’Ile-de-France et Madame Aude MARGUERON, Responsable du Développement de la Société Pierres d’Histoire, ont été invités à présenter leur Société aux membres de la commission « patrimoine et tourisme » de l’AMIF.
La Société PIERRES D’HISTOIRE est une Société agréée solidaire créée en 2010, dont la vocation s’inspire du Landmark Trust (« The Landmark Trust est une association de préservation du patrimoine bâti, basée au Royaume-Uni, qui sauvegarde et restaure des bâtiments historiques ayant besoin d’être rénovés, leur redonne vie et les loue pour des vacances passionnantes ».)
M. de COURLON et Mme MARGUERON exposent la genèse du projet de création et l’organisation de la Société PIERRES D’HISTOIRE, synthétisés dans le document en annexe.
M. DROUHIN souhaite connaître le mode de fonctionnement lorsqu’une collectivité possède un vieux bâtiment à rénover.
PIERRES D’HISTOIRE propose de mettre en place un bail emphytéotique (minimum 30 ans) pour permettre une gestion totale du bien. La commune conserve ainsi l’utilisation du bien et la gestion s’effectue par l’intermédiaire d’une centrale de réservation. La commune peut choisir de conserver des disponibilités pour ses propres besoins, et des journées portes ouvertes sont organisées.
En principe, deux personnes sont affectées à l’accueil et à la gestion du gite, ce qui constitue une création d’emplois locaux. Les tarifs de location du gite sont de l’ordre de 35 € par nuitée et par lit disponible (même si l’ensemble des lits n’est pas occupé). Dans l’avenir, des bénévoles locaux seront recherchés pour assurer un suivi de gestion des différents sites.
Quels sont les liens de PIERRES D’HISTOIRE avec la Fondation du Patrimoine ?
Les liens sont nombreux notamment avec les délégations locales. La Fondation du Patrimoine a adhéré à ce projet et soutient cette activité. Une souscription de la Fondation du Patrimoine peut rendre des gites plus accessibles financièrement.
M. DROUHIN souligne le coût élevé des opérations immobilières pour l’Ile-de-France.
M. de COURLON précise que des municipalités sont malgré tout intéressées, pour une exploitation mixte de leur bien. En effet, de nombreux maires renoncent à exploiter des gites compte tenu des contraintes auxquelles ils sont confrontés et du faible profit qu’ils en retirent.
Pour PIERRES D’HISTOIRE, il convient que le bien soit d’un intérêt historique et diverses solutions peuvent être envisagées pour la conservation et la rentabilité de ce patrimoine.
Mme LE SAUX désire connaître le public ciblé par PIERRES D’HISTOIRE. Les gites doivent être accessibles au plus grand nombre mais ce sont les amateurs de sites historiques qui sont principalement ciblés ; les gîtes ne peuvent être d’une forte capacité, pour préserver l’intimité du lieu et limiter les contraintes auxquelles la Société nouvellement créée ne pourrait faire face.
Mme PARAN précise que des structures similaires existent dans le domaine hôtelier (« demeures historiques »…). L’esprit n’est toutefois pas le même, il s’agit de lieux souvent prestigieux, la clientèle est sélectionnée et ne s’attache pas forcément à l’intérêt historique du lieu. PIERRES D’HISTOIRE n’a pas la même vocation ; il n’est pas possible d’apporter un service hôtelier identique. Les gites ne sont conçus que pour un hébergement, sans restauration fournie ; ils doivent être accessibles au public sans sélection ; leur superficie reste modeste et ne permet pas l’accueil de plusieurs familles simultanément, ni même des groupes.
M. DROUHIN évoque l’acquisition par sa commune du « Moulin de Flagy ». Un restaurant gastronomique est installé sur ce site dont le fonds est à vendre. Un partenariat pourrait-il être envisagé, sachant qu’une dépendance pourrait faire l’objet d’aménagement d’un gite ?… M. de COURLON souhaite recueillir plus d’éléments pour pouvoir se prononcer notamment en ce qui concerne la dépendance, mais le domaine de la restauration ne pourra intéresser sa Société.
M. DROUHIN informe l’assemblée que la Seine-et-Marne va labelliser 15 villages et cités de caractère. De nombreux Maires ruraux de Seine-et-Marne travaillent sur ce label, pour qu’il soit authentifié sur l’Ile-de-France. Dans les entrées de village où PIERRES D’HISTOIRE est déjà établie, il propose que cette présence soit mentionnée sur un panonceau.
M. JEANNES souligne l’intérêt pour la Société de se rapprocher des CAUE (Conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement).
Mme SMADJA évoque la présence de fermes à Rosny-sous-Bois susceptibles d’intéresser PIERRES D’HISTOIRE.
M. CAMPENON s’intéresse aux partenariats qui pourraient être engagés avec des chantiers locaux d’insertion.
Mlle MARGUERON précise que la Société PIERRES D’HISTOIRE a déjà entrepris des partenariats avec des associations comme « REMPART » et la FONDATION DU PATRIMOINE dispose par ailleurs d’un fonds d’insertion qui lui permet d’attribuer 30.000 € par projet si la commune fait appel à un chantier d’insertion.
Quels sont les délais entre l’acquisition du bien par PIERRES D’HISTOIRE et l’ouverture du gite ?
Le Conseil municipal est particulièrement concerné par ce délai, mais en moyenne, selon l’état du bien et les démarches administratives, il faut compter environ un an.
M. GUNTZBURGER évoque son expérience acquise auprès des Parcs Naturels Régionaux et rappelle qu’ils sont des acteurs importants au titre de l’économie, l’écologie et du patrimoine et représentent un champs d’action considérable.
L’évocation par M. de COURLON dans la présentation de la Société PIERRES D’HISTOIRE, de subventions en provenance de la Fondation du roi Baudouin a interpellé les participants. M. de COURLON explique que cette Fondation est un outil financier particulièrement intéressant qui par ailleurs applique le taux le plus faible par rapport aux autres Fondations. Les dossiers ont été soumis à cette Fondation par l’intermédiaire de la Fondation de France dans le cadre d’un fonds de développement touristique européen.
Mme POUSSINEAU évoque différents biens dans les Yvelines susceptibles d’intéresser PIERRES D’HISTOIRE. Ces biens sont quelque peu en déshérence mais font l’objet de visites lors des journées du patrimoine (château ; hangar avec 300 carrosses ; …). Elle souligne l’intérêt suscité par la Société PIERRES D’HISTOIRE dans l’évocation de son nom. Le colloque des historiens qui doit se tenir dans les Yvelines à l’automne lui semble pouvoir procurer des informations importantes et des contacts enrichissants pour PIERRES D’HISTOIRE. Elle leur suggère également de s’intéresser dans leurs recherches aux maisons de garde-barrière, aux écoles de Jules Ferry, … de se rapprocher du milieu cinématographique qui dispose d’un inventaire de biens particulièrement riche.
Le constat des échanges entre élus et PIERRES D’HISTOIRE s’avère de l’avis de chacun très fructueux et la réunion prend fin sur ces considérations.









